Le trafic devrait rapidement retrouver son cours normal sur l'ensemble du réseau après deux semaines de conflit.
France 3 Ces votes mettent fin au plus long conflit dans l'entreprise depuis celui sur les réformes des régimes spéciaux de retraite en 2007. Ils font suite à la première rencontre syndicats/direction de la SNCF qui a débouché sur l'annonce d'une table ronde à la mi-mai.
Le trafic ferroviaire devrait rapidement retrouver son cours normal, selon la direction.
Les syndicats divisés
A l'issue de sa rencontre avec la direction, la CGT, premier syndicat à la SNCF, a annoncé des avancées en matière d'emploi. "Le budget recrutement 2010 sera dépassé au-delà des 2.300 recrutements prévus", a déclaré Laurent Russeil, secrétaire général adjoint de la CGT-cheminot. M. Russeil a aussi fait part "d'inflexions significatives" sur les restructurations et assuré que la direction était disposée à discuter dans les semaines à venir de l'organisation de la production et du fret.
"Il n'y a pas d'avancée, la direction reste dans sa posture de ne pas répondre aux cheminots grévistes", a estimé pour sa part Sud-Rail en soulignant qu'en 2010, il y aurait "au moins 3.100 postes en moins à la SNCF", en faisant le solde des embauches et des départs prévus. "Il faut qu'on dresse un bilan de cette grève maintenant", a-t-il ajouté tout en se refusant d'en tirer un au soir du 15e jour de conflit. Interrogé sur la faible mobilisation de cheminots dans certains bastions de Sud-Rail, comme à Paris-Saint-Lazare, Alain Cambi a répondu que "la grève a(vait) eu un début compliqué, et on regrette qu'il n'y ait pas eu d'appel unitaire des organisations en grève".
La CFDT et l'Unsa qui ne s'étaient pas en effet joint au mouvement, ont eux aussi affirmé qu'il n'y avait "pas de nouveaux recrutements annoncés" en plus des 2.300. La direction a juste parlé "d'ajustements" a précisé Jean-Daniel Bigarne (Unsa).
La veille des discussions, la CGT avait estimé que la direction était poussée à ouvrir des négociations "sous la contrainte de la mobilisation". Un avis contesté par Sud-Rail qui avait accusé l'entreprise publique de vouloir "diviser" les syndicats.
21/04/2010 Info France 3