Le Premier ministre François Fillon, aux côtés de Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau, dimanche 18 avril.

Le Premier ministre François Fillon, aux côtés de Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau, dimanche 18 avril.

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François Fillon a annoncé lundi une reprise progressive du trafic aérien, à l'issue de la réunion à Matignon

Le Premier ministre a annoncé d'abord que l'aéroport de Lyon rouvrira dès lundi soir.

Il a également annoncé que des corridors aériens seront ouverts entre Paris et les aéroports du sud mardi à 8h du matin ainsi qu'une "réouverture partielle" des aéroports situés au nord d'une ligne Nantes-Nice.

 

Au sud de cette ligne, Nantes compris, les aéroports demeurent ouverts.

Face à la crise due aux cendres volcaniques, François Fillon a réuni lundi après-midi à Matignon les ministres concernés.

Chaque journée d'interruption de vols se traduit par une perte nette de 35 millions d'euros pour Air France et 100.000 Français sont bloqués quelque part à l'étranger.

Le Premier ministre a déjà tenu des réunions de crise samedi et dimanche avec les ministres de l'Ecologie, des Affaires étrangères, de l'Intérieur et de la Santé, entre autres.

Etaient également présents à ces réunions des dirigeants de Météo France, d'Aéroports de Paris et de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

100.000 Français bloqués à l'étranger
Samedi, une cellule de crise a été mise en place pour organiser le rapatriement des voyageurs bloqués à l'étranger. Ce "dispositif d'urgence" est "un peu exceptionnel pour permettre aux compagnies aériennes et aux tour-opérateurs d'améliorer les conditions de retour  (...) des personnes aujourd'hui éloignées de France", avait expliqué le ministre de l'Ecologie et des Transports. 

Le ministère des Affaires étrangères avait dénombré lundi à la mi-journée environ 100.000 Français bloqués à l'étranger. La moitié de ces voyageurs seraient pris en charge par des tours opérateurs et l'autre moitié sont des voyageurs individuels, a précisé un porte-parole du Quai d'Orsay.
Pour rapatrier les Français bloqués, la France ne fera pas appel à des avions militaires mais les aéroports de l'armée situés dans le sud de la France sont mobilisés, a expliqué Jean-Louis Borloo.

Paris tentait lundi matin de "débloquer des autorisations de vol" depuis l'Egypte et le Maroc, où plus de 10.000 Français seraient bloqués, selon le ministre de l'Ecologie.

Les voyageurs peuvent-ils être dédommagés ?
La Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) a par ailleurs indiqué qu'elle avait commencé, à la demande du gouvernement, à recenser les cars et chauffeurs disponibles pour venir le cas échéant en aide aux voyageurs bloqués.

L'Association des tour-opérateurs (Ceto) avait réclamé vendredi que le gouvernement organise les rapatriements des voyageurs bloqués à l'étranger, affirmant que les voyagistes n'avaient pas les moyens financiers de le faire.

Mais le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau leur avait opposé une fin de non recevoir samedi matin, leur demandant de "prendre leurs  responsabilités". Des propos jugés "scandaleux" par le patron du tour-opérateur  Voyageurs du Monde, Jean-François Rial.

Ce dernier a toutefois jugé la réunion avec le ministre de l'Ecologie "efficace, pragmatique et constructive".

Selon le ministère de l'Ecologie, les tours-opérateurs se sont engagés "pour les voyages non effectués, à offrir aux passagers un avoir valable sur une durée de 6 mois".

De leur côté, les compagnies aériennes proposent à leurs clients soit un  remboursement, soit un vol à une date ultérieure, rappelle le ministère.

19/04/2010 Info France 3