« La sclérose en plaques se détecte par les larmes »
Sciences et Avenir, numéro 759 indique que « l'analyse des larmes pourrait permettre de poser un diagnostic précoce de la sclérose en plaques ».
« C'est ce que vient de démontrer [dans Multiple Sclerosis] une équipe de Lille, dirigée par Gauthier Calais, en y recherchant des anomalies immunologiques, en particulier certaines protéines, des «bandes oligoclonales» d'immunoglobulines G », note le magazine.
Sciences et Avenir précise que « cette nouvelle technique permet d'éviter le recours à la ponction lombaire dans 40% des cas », rappelant que « jusqu'alors, on avait essentiellement recours à l'imagerie par résonance magnétique et à l'analyse du liquide céphalo-rachidien LCR ».
Le mensuel explique que « selon les résultats obtenus chez 70 malades, il existe une concordance satisfaisante entre l'électrophorèse des larmes et celle du LCR, probablement parce que les follicules lymphoïdes des glandes lacrymales sont proches de ceux du système nerveux central, ou bien parce que les cellules lymphoïdes ou les IgG sont capables de migrer à travers la barrière hématoméningée ».
Laurent Frichet Médiscoop 07/05/2010