« Vivre avec la sclérose en plaques »
Pascale Santi note dans Le Monde que « la sclérose en plaques, dont la Journée mondiale était organisée le 25 mai, reste une maladie peu connue du grand public. Certes, les Français ne pensent plus, comme il y a quelques années, que c'est le nom d'un problème de peau ».
La journaliste observe que « selon un sondage IFOP réalisé pour l'Association pour l'aide à la recherche sur la sclérose en plaques (Arsep), 69% des personnes interrogées pensent à juste titre que la SEP est une maladie neurologique.
Mais les jeunes la connaissent moins bien : 24% des 18-24 ans pensent que c'est une maladie du sang, 13% de la peau, et 6% des voies respiratoires ».
« Pourtant, les jeunes sont les plus directement touchés, l'âge moyen de déclenchement étant de 30 ans », rappelle Pascale Santi.
La journaliste relève notamment que « la sclérose en plaques touche 80 000 personnes en France, 350 000 en Europe, et environ 2 millions dans le monde. Quatre mille nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. […] La SEP frappe deux fois plus les femmes que les hommes ».
Pascale Santi livre les propos de patientes, ainsi que de spécialistes, dont la neurologue Catherine Lubetzki, présidente du comité scientifique de l'Arsep et coordinatrice d'une équipe de recherche Inserm à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, à Paris.
La praticienne rappelle que « c'est une maladie dont on ne meurt pas. La mortalité n'est pas très différente de celle de la population normale, elle est en moyenne inférieure de sept à huit ans ».
Laurent Frichet Médiscoop 26/05/2010