« Pendant 5 heures, une soixantaine de TGV et des dizaines de Transilien et de TER ont été supprimés, entraînant un véritable chaos et des perturbations pour quelque 100 000 voyageurs », note le quotidien.
Le Parisien explique que « les 3 000 infirmiers anesthésistes, venus des 4 coins de l’Hexagone, ont voulu faire cette action coup-de-poing après le refus de Roselyne Bachelot de recevoir les manifestants ».
Le journal relève que « depuis 2 mois, l’intersyndicale demande au ministère d’ouvrir des négociations autour de leurs revendications :
Le Parisien cite notamment Nicolas, infirmier anesthésiste montpelliérain de 31 ans, qui déclare : « Aujourd’hui, en ayant fait 5 ans d’études, je gagne 1 800 € net mensuels, en comptant les nuits et les week-ends. En comparaison, un infirmier, de niveau bac + 3, touche 1 700 € ! ».
La Croix note également que « le mouvement des infirmiers anesthésistes se durcit ».
Le journal précise que « ces personnels avaient manifesté dans la matinée à Paris (2 500 à 3 000 selon les syndicats, 1 200 selon la police) à l’appel des trois principaux syndicats pour dénoncer la non-reconnaissance de leur spécialité par un protocole signé en février, ainsi que la possibilité pour des infirmiers n’ayant pas suivi leurs 2 années de formation de pratiquer des actes d’anesthésie ».
L’Humanité note brièvement que « les anesthésistes s’échauffent », tandis que Libération retient, photo à l’appui, que « les infirmiers bloquent des trains ».
Le journal relève que « le cabinet de la ministre de la Santé a eu la mauvaise idée de ne pas recevoir une délégation d’infirmiers anesthésistes qui manifestaient en bas du ministère ».
« Agacé, le cortège s’est alors rendu juste à côté, gare Montparnasse », explique le quotidien.
Libération précise qu’en fin d’après-midi, « le ministère faisait savoir qu’une délégation avait été reçue à la Direction de l’organisation des soins ».