« Des «chevaux de Troie»
pour embarquer des molécules thérapeutiques vers le système nerveux central »
Les Echos fait savoir que Vect-Horus, une start-up marseillaise, « veut proposer des «chevaux de Troie» pour embarquer des molécules thérapeutiques vers le système nerveux central ».
Le journal rappelle en effet que « moins de 2% des médicaments parviennent à franchir le filtre très sélectif de la barrière hémato-encéphalique, qui protège le cerveau des virus et microbes transportés dans le sang. […] En plus du filtrage des substances toxiques, la barrière hémato-encéphalique permet de réguler l'apport des nutriments nécessaires au fonctionnement du cerveau comme le glucose, l'insuline et les protéines ».
Michel Khrestchatisky, directeur scientifique et cofondateur de l'entreprise, explique : « Nous avons mis au point une plate-forme technologique qui se sert de ces récepteurs pour cribler des protéines très simples (des peptides, NDLR), donc faciles à fabriquer, composées d'une dizaine d'acides aminés, identifiées comme hôtes autorisés à traverser la barrière ».
Les Echos relève que « l'entreprise affirme avoir contrôlé l'affinité de plusieurs milliards de peptides. Une affirmation impossible à vérifier dans le concert de communications destinées à influencer la communauté industrielle. […] En attendant la mise au point d'un «vecteur miracle», ce savoir-faire a séduit plusieurs groupes pharmaceutiques qui ont confié à l'équipe des programmes de recherche sur la lésion de la moelle épinière ou le traitement de la douleur ».
Le journal précise que « Vect-Horus ne développera pas de médicaments. […] Parmi ses cibles, trois intéressent en priorité l'industrie pharmaceutique :
tumeurs cérébrales, infections virales et pathologies dégénératives.
Reste à apporter la preuve du concept sur le modèle humain ».
Laurent Frichet Médiscoop 12/07/2010