« Les génomes de 25 000 tumeurs cancéreuses traqués
par les chercheurs »
Sandrine Cabut aborde dans Le Figaro « un des programmes de recherche biomédicale les plus ambitieux depuis le projet génome humain ».
La journaliste note en effet qu’« un consortium international de chercheurs se lance dans le séquençage de 25 000 génomes de cancers. Cette base de données gigantesque sera mise à disposition de la communauté scientifique, pour élaborer de nouvelles stratégies pour la prévention, le diagnostic et le traitement des tumeurs », selon un article paru aujourd’hui dans Nature.
Sandrine Cabut relève que « l’ambition de l’International Cancer Genome Consortium est d’examiner à la loupe les gènes de 50 types de cancers les plus fréquents, ce qui, pour des raisons statistiques, nécessitera au total l’analyse de 25 000 tumeurs individuelles ».
La journaliste précise que « l’Inca, qui fédère la participation française à ce projet, travaille en particulier sur les cancers du foie et du sein. [Mais] quid des questions éthiques ? ».
Les chercheurs écrivent dans leur article que « l’ICGC reconnaît qu’il existe un équilibre délicat entre la protection des données personnelles des participants et le partage d’informations pour accélérer la recherche ».
Sandrine Cabut note donc que « deux niveaux d’accès ont été définis », et cite l’Inca, qui précise que « tous les participants du consortium s’engagent à ne pas déposer de demande de brevet ni à revendiquer une quelconque propriété intellectuelle sur la base de données brutes issues des projets de l’ICGC ».
Laurent Frichet Médiscoop 15/04/2010