« Actuellement, les autorités sanitaires réfléchissent à un rappel des patients », poursuit Anne Jouan, qui précise que « le risque cardiaque est décrit après plus de 6 mois de prise régulière ».
La journaliste livre les propos du Dr Georges Chiche, cardiologue à Marseille et consultant à l'hôpital de la Timone, qui « a fait la première déclaration de pharmacovigilance en France relative au Mediator en 1999 ».
Le praticien déclare qu’« il faut savoir dans quel état sont les valves mitrale et aortique. L'épaississement et la rigidité valvulaires doivent attirer l'attention du praticien. […] Il faut demander à son médecin généraliste de prendre avis auprès d'un cardiologue pour passer une échographie cardiaque ».
Le Dr Chiche note ainsi que « les valves peuvent être altérées de manière minime avec une régurgitation (ou fuite, NDLR) modérée sans conséquences pour l'avenir ».
Anne Jouan ajoute que « l'arrêt de la prise du médicament stabilise la lésion valvulaire qui régresse parfois mais ne disparaît pas complètement », et note qu’« en cas de régurgitation valvulaire plus sévère, le patient peut rester asymptomatique ».
« Mais parfois, lorsque la fuite est plus importante, le cardiologue doit être alerté par un essoufflement insolite pour des efforts habituels qui auparavant n'entraînaient pas de symptômes », précise le Dr Chiche.
Anne Jouan note de plus que « les palpitations avec des sensations de cœur irrégulier survenant même au repos et en dehors d'émotions doivent aussi alerter ».