la marée noire atteint les côtes de Louisiane (photo satellite du 29-04-10)

la marée noire atteint les côtes de Louisiane (photo satellite du 29-04-10)

AFP PHOTO/NASA
Le groupe a commencé mercredi une procédure en vue de boucher le puits pétrole qui empoisonne la Louisiane

L'opération, qui doit durer deux jours, consiste à injecter depuis un bateau une solution faite d'eau, de matières solides et de barite, injectée à très haute pression dans deux conduits qui mènent à la valve anti-explosion d'ou s'échappe gaz et pétrole.
Barack Obama a indiqué qu'il ne "connaîtrait pas le repos" tant que la marée noire continuera.

 

Selon le Washington Post de mercredi, la pression équivaut à envoyer entre   105 et 133 litres par seconde dans le conduit.

Les chances de réussite sont évaluées "entre 60% et 70%", selon Kent Wells, un des vice-présidents de British Petroleum. britannique.
D'après Bruce Murray, ingénieur pétrochimiste, si la pression appliquée à la  fuite est assez forte, le mélange devrait pouvoir forcer le pétrole à se replier dans le gisement et à l'immobiliser.
 

Ensuite du ciment sera injecté pour sceller la fuite. 

Poutant, selon  des observateurs, la puissance requise pour arrêter la fuite est tellement forte qu'elle pourrait endommager le gisement ou la valve anti-explosion.   
Les experts préviennent: si cette technique a déjà été expérimentée avec  succès en d'autres occasions, elle n'a jamais été tentée à 1.500 mètres de  profondeur


Un nouveau couvercle en réserve
Si la cimentation de la fuite devait échouer, BP compte recourir une nouvelle fois à un "couvercle" pour arrêter la fuite. Ce procédé, déjà tenté à  plusieurs reprises, n'a pour le moment pas porté ses fruits.
Pour sa part, le président des Etats-Unis Barack  Obama a promis mercredi que son gouvernement ne "connaîtrait pas de repos" tant  que la source de la marée noire souillant le golfe du Mexique ne serait pas  tarie et que les opérations de nettoyage ne seraient pas terminées.
Il a rappelé que son équipe "consultait  activement" des scientifiques et des techniciens pour envisager toutes les mesures possibles afin de circonscrire le désastre.
"Nous ne connaîtrons pas de repos tant que ce puits ne sera pas fermé,  l'environnement réhabilité et le nettoyage complet", a affirmé le président, en  déplacement en Californie (ouest) avant une visite prévue vendredi en Louisiane  (sud), Etat le plus touché par les nappes de pétrole.

Obama plaide pour les énergies vertes
M. Obama, qui s'exprimait au cours d'une visite dans une usine de panneaux  solaires à Fremont, au sud-est de San Francisco, a offert ses "prières" aux  habitants de la région sinistrée, affirmant que ce désastre lui "brisait le coeur".
Le président des Etats-Unis a souligné que si BP réussit son opération d'injection de ciment,"cela devrait réduire  grandement, ou éliminer le flux de pétrole qui se répand dans le golfe".
Liant cette catastrophe à sa visite dans une entreprise misant sur les  énergies "vertes" dont il s'est fait l'avocat, M. Obama  a aussi posé la question de la viabilité à long terme des carburants fossiles comme principale source d'énergie aux Etats-Unis.
"Une partie de ce qui est en train de se passer dans le golfe est que les  compagnies pétrolières forent à un mile (1.600 m) de profondeur avant de toucher  le fond, et un autre mile avant d'atteindre le pétrole", a-t-il remarqué.
"Etant donné les risques accrus, les coûts accrus, cela vous donne une idée  de là où nous allons. Nous n'allons pas pouvoir continuer (...) cette planète ne  peut pas le supporter", a-t-il plaidé.

 26/05/2010 Info France 3