« Le décret encadrant ces pratiques et les autres actes de télémédecine – telle la télésurveillance médicale – a été publié la semaine dernière », indique la journaliste.
Sandrine Cabut remarque que « ces dispositions vont modifier profondément les relations médecin-malade et l’exercice médical, en particulier dans les zones les moins denses en professionnels de santé ».
Le Dr Jacques Lucas, vice-président du Conseil de l’Ordre des médecins, déclare ainsi que « la télémédecine est une réponse aux problèmes démographiques, pour apporter l’expertise médicale là où elle n’est pas. […] Les téléconsultations vont devenir un acte médical à part entière, pris en charge par l’assurance-maladie ».
Sandrine Cabut retient ainsi
« Les dispositions du décret vont permettre d’aller bien plus loin », poursuit la journaliste, qui s’interroge toutefois : « Les principaux intéressés sont-ils prêts à passer le cap ? ».
Guy Vallancien, urologue qui « depuis 5 ans utilise un programme de suivi à distance de patients atteints d’un cancer de la prostate », déclare que « la télémédecine ne déshumanise pas la relation, bien au contraire. Avec les outils de la modernité,