En dépit des clichés dont notre société a été assaillie au siècle dernier, la nature n'a jamais totalement déresponsabilisé les mâles lors des processus de reproduction des espèces. En Antarctique, le manchot empereur mâle, se voit confier l'œuf de sa femelle en en assure seul l'incubation, pour une période d'un peu plus de deux mois.
Chez l'hippocampe, c'est le mâle qui accouche
Le rôle de l'hippocampe mâle au sein de la reproduction de l'espèce est plus surprenant encore. La femelle pond ses œufs dans la poche ventrale du mâle, qui les fertilise avant de les mettre au monde. Un hippocampe mâle peut fertiliser jusqu'à 150 œufs et donner naissance à autant de rejetons au cours d'une seule fécondation.
L'escargot: hermaphrodisme et amours trans-générationnels
C'est un secret de polichinelle : l'escargot est hermaphrodite. Pour autant, il n'est pas capable de s'autoféconder. Ses produits génitaux masculins arrivent à maturité avant leurs homologues féminins. Il est donc contraint de s'accoupler avec un autre escargot d'âge différent.
L'accouplement meurtrier de la mante religieuse
Petite et discrète, la mante religieuse n'en est pas moins une prédatrice redoutable. Un trait de caractère qui ne déroge pas à la règle en période d'accouplement. La femelle tente par tous les moyens de dévorer son Roméo une fois l'accouplement arrivé à son terme. Et même si les mâles sont particulièrement attentifs et parviennent généralement à échapper à la mort, tous n'ont pas la vivacité nécessaire pour s'en sortir.
La parthénogénèse du dragon de Komodo
Depuis 2005, la communauté scientifique se penche sur le cas du dragon – ou varan – de Komodo. Ce gigantesque lézard (2 à 3 mètres de longueur) présenterait en effet une spécificité très rare. Selon plusieurs études convergentes, les femelles seraient en mesure d'assurer leur descendance par parthénogénèse. S’il n’ya pas de mâle reproducteur dans les environs, elles pourraient d’elles-mêmes en engendrer. Pour en suite s’accoupler avec eux et donner naissance à une nouvelle gé
L'oursin n’a besoin que d’eau !
Certains ne s'embarrassent pas de la phase de séduction et d'apprivoisement de la partie adverse. Chez les oursins, la reproduction est simplifiée au maximum. En période de reproduction, généralement au printemps, le mâle secrète des cellules reproductrices dans l'eau, qui viennent féconder les cellules de la femelle en milieu aqueux.
nération de mâles et de femelles. Un processus néanmoins préjudiciable à la diversité génétique de l'espèce.Le saumon, l'as de la dissimulation
La venue du petit saumon commence au moment où la femelle saumon creuse un trou dans les gravillons qui tapissent son milieu naturel (une rivière généralement), pour y déposer ses ovules. Ensuite, vient un mâle, qui y dépose son sperme. Enfin, la femelle met sa progéniture à l'abri des prédateurs en recouvrant les œufs par des gravillons.
L'unicité absolue de l'ornithorynque
L'ornithorynque est probablement l'espèce la plus hybride que la nature ait enfantée. Son mode de reproduction n'échappe pas à cette règle. L'ornithorynque s'accouple en milieu aqueux, puis la femelle pond des œufs dans un terrier à proximité d'un plan d'eau qu'elle couve pendant une dizaine de jours. Un processus de reproduction unique, d'autant que l'ornithorynque est un mammifère !
Les abeilles: une reine mère et des ouvrières
Chez les abeilles, la reproduction, c'est une affaire de statut. Au sein de la ruche, seule la reine pond les œufs qui assureront le renouvellement des générations. Elle secrète des phéromones qui inhibent le fonctionnement ovarien des autres abeilles de la ruche, les ouvrières. La reine peut pondre jusqu'à 1 500 œufs. Les ouvrières seront chargées ensuite de l'élevage des larves.
Le bonobo fait l'amour, pas la guerre
Voici la seule espèce, hormis l'homme, qui se reproduise naturellement de face lors de l'accouplement. Une spécificité qui alimente toujours un peu plus les hypothèses d'une filiation poussée entre cette espèce et la race humaine. D'autant que le processus de reproduction du bonobo n'est pas uniquement dédié à assurer la continuité de l'espèce. Les bonobos se livrent à une activité sexuelle non seulement par plaisir mais aussi souvent pour régler voire éviter les conflits. Troublant parallélisme, n'est-ce pas ?
Si l'accouplement est finalement un processus naturel pour la plupart des espèces, le panda géant ne partage pas cette simplicité. En voie de disparition, le panda, solitaire de nature, éprouve les plus grandes difficultés à se reproduire, les femelles étant notamment particulièrement… exigeantes ! Face à cette menace, les autorités chinoises ont ouvert un centre de reproduction dédié à ces gros ours, où l'on tente d'assurer la survie de l'espèce à l'aide de l'insémination artificielle.
MSN Chaine Verte 27/10/2009
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