Le Parisien observe en effet que « l’industrie agroalimentaire s’incruste au Salon des médecins », le Medec, qui se tient actuellement à Paris.
« Aussi curieux que cela puisse paraître, ces industriels ont même leur espace dédié », poursuit le journal.
Le quotidien constate que « les grands de l’agroalimentaire tentent de convaincre les praticiens de la qualité de leurs produits ».
Le Parisien cite ainsi Christine Delepierre, manager chez McCain, qui déclare :
« Nous voulons tordre le cou aux idées reçues. La plupart des médecins et des patients pensent que les frites comportent 40% de matière grasse alors qu’il n’y en a que 10% ».
« Certes, les frites ne font pas maigrir. Mais c’est un faux débat que de mettre l’obésité sur le compte de cet aliment », poursuit la responsable.
Le journal relève qu’« à quelques mètres de là, une diététicienne de Coca-Cola martèle que les frites et les sodas… ne font pas grossir. Et d’embrayer que «ce sont les abus qui entraînent un surpoids» ».
Le quotidien cite une porte-parole de McDonald’s, qui indique pour sa part :
« Notre marque souffre de beaucoup d’a priori. Si nos produits s’inscrivent dans une alimentation équilibrée, des études scientifiques montrent que manger chez nous ne fait pas grossir ».
Le Parisien observe que « du côté des médecins, ces messages à vocation «informative» font grincer des dents ». Le journal livre la réaction de l’un d’eux.
Le Dr Pierre Talbot remarque que « de plus en plus de marques s’introduisent dans nos formations. Je ne crois pas que ce soit bénéfique pour la santé des patients ».
« Les industriels sont ici pour défendre des produits qui, pour la plupart, sont tout simplement à proscrire de l’alimentation », continue le généraliste.
Laurent Frichet Médiscoop 19/03/2010