« Le dernière étude, publiée cette semaine par une équipe française dans BMC Physiology, apporte des données inédites chez des primates, en montrant
Sandrine Cabut relève que « l’équipe de Fabienne Aujard (CNRS, Museum national d’histoire naturelle, Brunoy) a choisi d’étudier des microcèbes. [.. .] Ces lémuriens ont un rythme saisonnier marqué, ils doublent quasiment leur poids en hiver grâce à un stockage progressif de graisses ».
La journaliste explique que « pendant 4 semaines, à la saison où ils ont naturellement tendance à stocker des graisses en vue de l’hiver, 6 microcèbes ont été soumis à un régime riche en resvératrol : 200 mg/kg/jour, une dose bien supérieure à ce que consomme normalement un humain ».
Fabienne Aujard indique que « la prise de poids, habituellement d’un gramme par jour à cette période, a été divisée par 5 ».
Sandrine Cabut note que cela « s’explique par un accroissement des dépenses énergétiques et une diminution des apports caloriques. Les chercheurs ont aussi relevé de moindres variations de la température corporelle des microcèbes, sans diminution de leur activité physique, alors qu’ils sont habituellement sujets à la torpeur ».
La journaliste ajoute que « le travail des chercheurs est loin d’être fini. Ils étudient les effets à long terme du resvératrol sur les pathologies liées à l’âge et la longévité de ces animaux ».
Le Pr Norbert Latruffe (unité Inserm 866, Dijon) remarque que « ces résultats sont intéressants, en particulier l’effet coupe-faim, mais il faudrait savoir si celui-ci existe avec des doses plus physiologiques de resvératrol ».