« Biomarqueurs : vers une médecine sur mesure »
Les Echos constate sous sa rubrique « innovation » que « la puissance des équipements de biologie actuels a permis la mise au point de nouveaux outils de diagnostic et de suivi médical ».
« Grâce aux biomarqueurs, il sera possible d'élaborer plus vite des traitements et de les administrer de façon plus pertinente », continue le journal.
Catherine Ducruet note ainsi que « bientôt, à partir d'une simple prise de sang, il sera possible de détecter un début de cancer bien que le patient ne présente encore aucun signe clinique. Son traitement de chimiothérapie sera, lui aussi, choisi à partir d'informations obtenues dans l'échantillon sanguin, et son efficacité contrôlée notamment grâce à des prises de sang réalisées à intervalles réguliers ».
La journaliste aborde le « modèle économique » des biomarqueurs, rappelant qu’« il y a bien sûr la question du coût de mise au point et de validation du biomarqueur, pouvant atteindre plusieurs millions d'euros ».
Catherine Ducruet se penche en outre sur la société nancéienne Genclis, qui « a mis au point une plate-forme technologique qui permet de détecter dans une simple prise de sang des fragments de protéines «aberrants», résultant d'une augmentation des erreurs de transcription des gènes (ADN) en ARN, un phénomène caractéristique des cellules cancéreuses. ».
« Une première application au cancer du sein a montré qu'il était possible de détecter la maladie dans 95% des cas », observe la journaliste.
Bernard Bihain, président de Genclis, précise qu’« il ne s'agit pas de réaliser un dépistage de masse, mais de réserver l'usage de ce test à une population de patientes bien définie : celles qui ont un historique familial lourd ou qui présentent des lésions à la palpation avant 50 ans ».
Laurent Frichet Médiscoop 15/04/2010