Clotilde Reiss à son procès à Téhéran (08/08/09)
France 2 "La cour a condamné Mlle Reiss à une amende de 300 millions de tomans (228.000 euros) que j'ai payée ce matin", a annoncé samedi son avocat iranien.
Me Mahdavi Sabeta n'a pas fait appel de ce jugement, "proche d'un acquittement", et qui, surtout, "va permettre à Mlle Reiss de quitter l'Iran dès demain". "L'affaire est finie", a-t-il déclaré.
L'avocat a précisé qu'il devait encore se rendre dimanche matin au tribunal révolutionnaire de Téhéran pour "récupérer le passeport de Mlle Reiss", qui n'a pas été restitué samedi "pour un problème administratif".
A Paris, le ministère des Affaires étrangères a dit attendre son retour en France "sans délai".
Clotilde Reiss avait été arrêtée le 1er juillet 2009 à Téhéran pour avoir participé à des manifestations post-électorales les 15 et 17 juin.La jeune française va pouvoir quitter le pays dès dimanche après avoir été condamnée samedi à une simple amende, a déclaré son avocat. Il a précisé qu'il avait décidé de ne pas faire appel de ce jugement, qui est "proche d'un acquittement" et surtout va "permettre à Mlle Reiss de quitter l'Iran dès demain". "L'affaire est finie", a-t-il ajouté.
Clotilde Reiss, lectrice à l'université d'Ispahan, a été officiellement accusée d'atteinte à la sécurité nationale de l'Iran, notamment pour avoir rassemblé des informations et des photos qu'elle aurait transmises à l'attaché scientifique de l'ambassade de France, lors de manifestations dans cette ville les 15 et 17 juin 2009. Elle a été accusée de participation à un complot occidental visant à déstabiliser le gouvernement iranien après l'élection présidentielle du 12 juin qui a vu la réélection de Mahmoud Ahmadinejad pour un second mandat.
Mardi dernier, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast avait déclaré espérer une "décision rapide" de la justice de son pays.
Clotilde Reiss avait été autorisée à la mi-août à attendre son jugement à l'ambassade de France à Téhéran. Paris a toujours affirmé qu'elle était innocente des charges retenues contre elle.
L'ingénieur iranien Majid Kakavand est retourné à Téhéran
L'annonce d'un verdict permettant à Mlle Reiss de quitter l'Iran intervient peu après la décision, le 5 mai, de la justice française de refuser l'extradition vers les Etats-Unis d'un ingénieur iranien, Majid Kakavand , retenu en France depuis mars 2009 à la demande de la justice américaine.
Paris et Téhéran ont toujours officiellement démenti tout lien entre ces deux affaires.
L'ingénieur avait été arrêté le 20 mars 2009 à l'aéroport parisien de Roissy sur mandat d'arrêt délivré par les Etats-Unis alors qu'il venait passer des vacances en France.
La justice française doit également se prononcer le 18 mai sur la mise en liberté conditionnelle d'Ali Vakili Rad condamné en 1994 en France pour l'assassinat trois ans plus tôt de l'ex-Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar.
15/05/2010 Info France 3