Une nouvelle piste pour réduire l’infertilité
Sciences et Avenir, juillet 2010 fait savoir que « des chercheurs américains et japonais ont trouvé un moyen d'activer les «réserves» de cellules reproductrices dormantes que chaque femme possède sans jamais les épuiser au cours de sa vie, les stocks étant supérieurs au besoin ».
Le magazine note en effet qu’« à la naissance, chaque femme porte environ 400 000 follicules mais seuls moins d'un millier d'entre eux sont activés chaque mois dès la puberté par un mécanisme encore inconnu ».
« Or, les scientifiques des universités de Stanford (Etats-Unis) et d'Akita (Japon) ont observé que la majorité des follicules entamaient leur maturation chez des souris présentant une enzyme ovarienne déficiente », relève le mensuel.
Sciences et Avenir explique que « chez les souris normales, l'ajout d'un inhibiteur de cette enzyme, une phosphatase, a eu le même effet : il a induit la maturation de follicules qui ont ensuite produit des ovules fonctionnels une fois transplantés dans d'autres animaux. Mieux, fécondés in vitro par des spermatozoïdes et réintroduits dans des souris femelles, ces ovules ont pu donner naissance à des souriceaux normaux ».
Le magazine indique que « le même traitement a également permis de déclencher la maturation de follicules humains greffés chez l'animal ».
Philippe Merviel, du Centre de gynécologie obstétrique du CHU d'Amiens, précise toutefois que « c'est encore trop expérimental pour envisager une application chez l'homme. Et ce d'autant plus que le prélèvement d'ovaire en vue d'une autogreffe ultérieure reste interdit en France, en l'absence de pathologie ou traitement invalidant ».
Laurent Frichet Médiscoop 26/07/2010