Un comité d'experts indépendants a recommandé mercredi 14 juillet à l'agence américaine des médicaments (FDA) soit de retirer du marché l'antidiabétique Avandia, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline, soit d'en renforcer les précautions d'usage.
Le comité de 33 personnes s'est prononcé par 12 voix pour le retrait pur et simple de l'Avandia du marché en raison d'un risque cardiovasculaire accru. Les 21 autres experts se sont prononcés pour son maintien mais avec des nuances considérables dans leur recommandation.
Parmi celles qui souhaitent le maintien du médicament sur le marché, dix personnes étaient favorables à la poursuite de la commercialisation du médicament assortie de nouveaux avertissements et de nouvelles recommandations aux médecins afin de restreindre la prescription de l'Avandia en fonction des patients.
RISQUE D'INFARCTUS ET D'ATTAQUE CÉRÉBRALE
Sept experts étaient simplement pour faire figurer un avertissement supplémentaire, trois autres personnes étant pour la poursuite de la commercialisation sans changement. Une personne s'est abstenue. La FDA n'est pas tenue de suivre ces recommandations mais s'y conforme le plus souvent.
Karen Riley, porte-parole de la FDA, a expliqué que l'agence 'ne regarde pas uniquement les votes. D'autres choses entrent en ligne de compte'.
Les effets secondaires cardiovasculaires de l'Avandia font l'objet de vives controverses, notamment depuis que des études comparatives ont clairement mis en évidence en 2007 un plus grand risque d'infarctus et d'attaque cérébrale, conduisant la FDA à imposer à GSK de mettre un avertissement à destination des médecins et patients.
Plusieurs analyses récentes de résultats de nombreux essais cliniques et études épidémiologiques montrent aussi que l'Avandia est plus dangereux pour le système cardiaque et vasculaire que son concurrent Actos (pioglitazone) du laboratoire japonais Taketa, un anti-hyperglycémique de la même catégorie.
LeMonde.fr avec AFP News Yahoo 14/07/2010