« Cosmétiques : attention à la potion chimique »
Pascale Santi se penche dans Le Monde sur les cosmétiques, notant que « médecins et associations révèlent la difficulté qu'a le consommateur à identifier les composants dangereux ».
Annie Sasco, directrice de recherche à l'Inserm de Bordeaux, responsable de l'équipe épidémiologie pour la prévention du cancer, remarque ainsi qu’« il est difficile pour le consommateur d'identifier les substances à éviter dans les produits de beauté, tant le nombre de composants possibles est élevé et leur nature parfois pour le moins surprenante ».
Pascale Santi aborde les « principales substances dans le collimateur des associations et de la communauté scientifique, les parabens, conservateurs suspectés de perturber le système reproductif et endocrinien ; les phtalates, utilisés pour assouplir les plastiques ou dans les fixateurs de parfums, dont on soupçonne des effets sur l'appareil reproducteur masculin ; certains éthers de glycol, solvants très utilisés dans les teintures capillaires ; les sels d'aluminium, dans les déodorants, vernis à ongles, etc. ».
La journaliste note qu’Anne-Corinne Zimmer, membre du comité scientifique de WECF France (Women in Europe for a Common Future), conseille
d’« utiliser les produits des marques respectant la charte "Cosmébio", qui impose que 95% des végétaux utilisés soient issus de l'agriculture biologique ».
Pascale Santi conclut que « tous les fabricants n'utilisent pas des ingrédients indésirables, mais les notices accompagnant leurs produits restent très souvent illisibles pour le consommateur ».
Laurent Frichet Médisccop 23/03/2010