Un mini-microscope pour mieux traiter les cancers
Le Parisien se penche sur « le plus petit microscope du monde. Moins de 2 mm qui renferment 30.000 fibres optiques capables de détailler les cellules du corps humain au micron près ». Le journal ajoute que cet appareil, mis au point par la société française Mauna Kea Technologies, « est en passe de révolutionner l’imagerie médicale. […] Cellvizio, c’est le nom de ce microscope miniature flexible, ouvre de nouvelles voies de diagnostic et de traitements pour tous les cancers situés sur les muqueuses, et qui représentent 90% des cancers ». Le Dr Bertrand Napoléon, gastro-entérologue à l’hôpital privé Jean-Mermoz de Lyon, déclare que « c’est une nouvelle ère du diagnostic qui s’ouvre. […] Il permet de voir ce qu’on ne pouvait pas voir avant, de réaliser des diagnostics beaucoup plus précoces, d’éviter les biopsies et les interventions chirurgicales ». Le Parisien explique ainsi que « là où l’endoscopie classique observe les tissus, il permet d’analyser les cellules dans le vivant et de détecter leurs anomalies bien avant qu’une tumeur ne soit visible. L’observation d’un tube digestif, par exemple, permet de détecter des cellules suspectes et de réaliser en même temps une biopsie sur la zone afin d’analyser le prélèvement ». Le journal ajoute que ce mini-microscope « permet de réaliser des interventions in vivo sur les tumeurs, sans avoir recours à une intervention chirurgicale extérieure ». Le Dr Napoléon remarque que « les gains pour le patient sont multiples. Outre le diagnostic plus fin et plus précoce, il élimine le risque de laisser passer quelque chose, il permet de contrôler l’efficacité du traitement, d’affiner la surveillance en périphérie de la tumeur et de traiter en temps réel ». Le quotidien ajoute qu’« à terme, l’utilisation du Cellvizio pourrait également être génératrice d’économies, même si l’équipement représente aujourd’hui un investissement lourd de 150.000 € ».
