Du cuivre contre les maladies nosocomiales
Le Parisien observe que « les propriétés antibactériennes du cuivre sont connues depuis l’Antiquité, mais ce n’est qu’aujourd’hui que le métal rouge fait une entrée timide dans les milieux hospitaliers pour lutter contre les maladies nosocomiales ». Le journal indique ainsi que « l’Hôpital privé Nord parisien (HPNP), basé à Sarcelles (Val-d’Oise), vient d’équiper tout son service de soins de suite de poignées de porte en cuivre. C’est l’un des premiers établissements hospitaliers de France à y avoir recours. Car les résultats sur les bactéries au contact de ce métal sont impressionnants ».
Franck Paule, biohygiéniste à l’HPNP, explique : « Le cuivre tue les bactéries. […] Nous avons observé une diminution de 99% des bactéries E. coli en 2 heures et de 90% des staphylocoques dorés dans le même laps de temps ». Le Parisien relève en outre qu’« une étude américaine, parue en juillet 2011, a montré qu’un patient placé dans un environnement en cuivre voit son risque d’infection réduit de 40% ».
« Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les études se multiplient et l’utilisation du cuivre est beaucoup plus répandue dans les hôpitaux. En France, le milieu semble un peu plus traîner les pieds », constate le journal. Claude Rambaud, présidente de l’association le Lien, souligne que « c’est un métal cher, […] mais le retour sur investissement est énorme quand on connaît le coût que génèrent ces infections [nosocomiales]. Il faut tout faire pour protéger les patients ».
Le Parisien précise néanmoins que « si le cuivre apparaît comme un produit miracle, le corps médical tient à rester prudent ». Franck Paule indique ainsi que « son utilisation ne doit pas se faire au détriment de l’hygiène. […]
Le lavage des mains, la désinfection restent primordiaux ».

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