Des étiquettes anti-allergies sur le vin !
C’est ce que titre Le Parisien, qui fait savoir que « les étiquettes imprimées après le 30 juin devront indiquer si le vin contient des traces… d’œuf ou de lait pouvant nuire aux allergiques. Les vignerons protestent », note le quotidien.
Le journal explique que « ces mentions, qui peuvent surprendre sur une bouteille de vin », sont « la conséquence d’une réglementation européenne pour informer les personnes allergiques. […]
Jusque-là, contrairement aux autres produits alimentaires, le secteur bénéficiait d’une exemption et n’était pas obligé d’indiquer sur l’étiquette la présence possible de traces d’œuf et de lait : des éléments parfois utilisés par les vignerons pour «clarifier» les vins et les rendre plus limpides ».
Michel Issaly, président des Vignerons indépendants de France, déclare : « On est d’accord pour prévenir le public mais n’y a-t-il pas d’autres moyens de la faire ? Les gens allergiques au lait et à l’œuf utilisés dans le vin sont très rares et cette mesure est disproportionnée ».
Le quotidien souligne que « la direction générale de l’agriculture doit préciser ce que dira la mention ».
Dans un encadré, Le Parisien se penche sur « ce qui peut poser problème » et livre les explications du Pr Pascal Demoly, président de la Société française d’allergologie : « Plutôt que d’allergie véritable [au vin], le spécialiste préfère évoquer des «réactions allergiques», principalement au tanin et aux sulfites. […] Sachant que les sulfites sont plus présents dans le vin blanc que dans le rouge, et que le tanin est lui aussi plus ou moins concentré, «ces patients trouvent tout seuls le remède : ils changent de vin !», sourit le Pr Demoly ».
