La fin du bouche-à-bouche dans les arrêts cardiaques
Damien Mascret observe dans Le Figaro qu’« en France, 30.000 à 50.000 morts subites surviennent chaque année, souvent à domicile », et indique que « dans la plupart des cas, il est inutile, et même néfaste, de pratiquer le bouche-à-bouche à un patient en arrêt cardiaque. C'est ce que vient de démontrer une étude américaine » parue dans la revue de l'American College of Cardiology. Le journaliste retient que « les chances de survie des patients sont passées de 18% à 34% depuis que l'on ne ventile plus les victimes. Même si, lors d'un arrêt cardiaque, la respiration s'arrête ». Damien Mascret explique ainsi que « depuis 2003, l'État d'Arizona recommande aux témoins d'un arrêt cardiaque de ne plus faire de bouche-à-bouche et de se contenter du massage cardiaque pour faire circuler le sang. Sauf en cas de noyade, d'électrocution ou lorsqu'il s'agit d'un enfant ».
« Pour réaliser les compressions thoraciques, il faut s'agenouiller à côté de la victime allongée sur un plan dur et, bras tendus, placer le talon de ses mains au centre du thorax de la victime. Il faut ensuite appuyer suffisamment fort pour que le sternum s'enfonce de 4 à 5 cm, à un rythme de 100 compressions par minute », explique Damien Mascret.
Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 11-12-2012
