Le Flexitarisme
Cette pratique alimentaire, née aux Etats-Unis (Flexitarian), désigne des individus qui mangent occasionnellement de la viande.
Végétarien à 80% et omnivore le reste du temps, le flexitarisme prône la diversification alimentaire en consommant de la viande mais pas à tous les repas, ni même tous les jours. Autrement dit, c’est un refus de l’exclusif au profit de la flexibilité alimentaire, la recherche d’une façon saine de s’alimenter sans se priver et en tirant bénéfice des bienfaits de chaque catégorie d’aliments.
Donc, en résumé le flexitarisme, pratique de plus en plus populaire, consiste à réduire significativement notre consommation de viande.
Bien-être au rendez-vous
Le flexitarisme est un excellent choix pour la santé. En diminuant notre consommation de viandes rouges, on observe entre autres une réduction des risques de maladies cardiaques, d’accidents cardio-vasculaires, de cancers, d’obésité, d’hypertension artérielle, de diabète.
De plus, les repas végétariens apportent généralement une plus grande variété d’éléments nutritifs car ils sont plus riches en fibres, en antioxydants, en vitamines et en minéraux. Souvent, ils contiennent aussi moins de gras saturés.
Empreinte surdimensionnée
Diminuer notre consommation de viande est une façon simple de réduire notre empreinte écologique car l'élevage représente une énorme pression sur les ressources de la planète et contribuent à la dégradation de l’environnement.
Le flexitarisme (ou semi-végétarisme) est un néologisme de marketing récent qui désigne la pratique d'être flexible concernant le degré avec lequel on pratique le végétarisme ou le véganisme. Par exemple, un flexitarien peut manger végétarien chez lui, mais accepter de manger des plats incluant de la viande au restaurant, dans la famille ou chez des amis.
Les raisons amenant une personne à devenir flexitarien peuvent concerner la santé, le souhait d'un traitement plus juste des animaux, ou des préoccupations environnementales. Elles sont similaires aux motivations des personnes végétariennes.
En 2003, l'American Dialect Society (en) a choisi le mot (anglais) flexitarian comme le néologisme le plus utile de l'année, le définissant comme « un végétarien qui mange occasionnellement de la viande ».
Certaines personnes se disent végétariennes mais mangent de la chair d'oiseaux (« volailles »), des fruits de mer, ou du poisson. Le « pescetarisme » (ou « pesco-végétarisme »), inclut les produits provenant de la mer (poissons et fruit de mer). C'est un régime préconisé par le médecin Andrew Weil dans son livre Une bonne alimentation pour une santé optimale. Ce dernier se rapproche de la pratique alimentaire des catholiques pendant le vendredi de carême et plus traditionnellement, tous les vendredis.
L'approche « macrobiotique » fut définie par Georges Ohsawa : c'est une discipline alimentaire à caractère philosophique s'appuyant sur le principe du yin et du yang. Ce système se compose de dix façons de se nourrir portant des numéros : -3, -2, -1, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. Les niveaux -3 à 3 ne sont pas végétariens. Les n°4 à 7 sont végétaliens et excluent les salades, crudités et fruits. Un macrobiotique peut naviguer entre tous les niveaux et n'est pas forcément végétarien ou végétalien.
Enjeux environnementaux
- c’est bon pour la planète : diminuer la consommation de viande, c’est atténuer les effets néfastes de l’élevage sur notre planète (émission de gaz à effet de serre, cultures intensives, consommation excessive d’eau potable…)
- c’est bon pour la fertilisation des sols : les légumineuses sont de véritables engrais verts qui fertilisent naturellement les sols et sont très utilisées dans la rotation des cultures.
- c’est bon pour nos cultures : il faut cinq à dix fois plus de surface pour produire la même quantité de protéines sous forme animale que sous forme végétale. La production de légumineuses permet donc d’économiser à la fois des surfaces cultivables et de l’énergie.
http://www.bjorg.fr/biblio/dossiers/flexitarisme,33.html
