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Forêt de Haguenau
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Vaccin antigrippe : la prise de la deuxième dose
retardée
Les Echos note que «
le virus H1N1 accélère : 2.726.000 personnes ont été infectées en France depuis août, selon les estimations du réseau des GROG. Quelque 712.000 cas ont été relevés la semaine dernière (contre
410.000 la semaine d'avant) ».
Le journal précise que « le réseau Sentinelles-Inserm, qui ne prend en compte que les grippes
avec fièvre d'apparition brutale dépassant 39 degrés, estime à 1.782.000 le nombre de gens touchés que la grippe a conduit à consulter leur généraliste ».
Le quotidien ajoute que ce réseau « estime à 693 cas pour 100.000 habitants le nombre de cas
de grippe vus en médecine générale. L'âge médian des patients était de 13 ans, c'est-à-dire que la moitié des cas survenus la semaine dernière avaient moins de 13 ans ».
Les Echos relève enfin que « Roselyne Bachelot doit s'exprimer aujourd'hui sur les modalités
de la vaccination ».
« Le discours que devrait tenir la ministre est assez inconfortable : pour les moins de 10 ans, voire les moins de 18 ans, deux doses resteraient
indispensables ; pour les adultes, le plus urgent serait de faire la première dose afin de contrer la phase épidémique et de s'en prémunir, la
deuxième pouvant être espacée de plusieurs mois (au lieu de 3 semaines). Ce qui facilitera la campagne de vaccination », poursuit le journal.
Le quotidien rappelle en effet qu’« un avis de l'agence européenne du médicament publié la
semaine dernière estime qu'une seule dose de vaccin peut suffire pour les personnes de plus de 10 ans, mais il comporte des réserves et le gouvernement a demandé des précisions à l'Afssaps ».
Libération note de son côté qu’« on se bouscule pour la piqûre ».
Le quotidien relève qu’a eu lieu, hier à Lyon, « une intervention de la police pour rétablir l’ordre dans un centre de vaccination ».
« A lui seul, l’incident montre combien les autorités sont débordées depuis quelques jours par l’afflux important de personnes venant se faire vacciner », remarque le journal.
Libération observe que « selon Didier Houssin, le directeur général de la Santé, qui reconnaît avoir été surpris, la perception du risque a changé ».
Le coordinateur de la lutte contre la grippe A déclare ainsi : « Avec l’arrivée massive du
virus puis des décès chez des gens jeunes et, enfin, le fait que les vaccinations soient bien supportées, tout cela a fait basculer le risque du côté de la grippe. […] Nous avons un peu été pris
à contre-pied ».
Didier Houssin remarque que « la limite principale, aujourd’hui, ce sont les ressources
humaines. Il nous manque des gens. Il faut convaincre les professionnels de santé et ceux des collectivités locales de venir travailler dans les centres de vaccination ».
Le Parisien parle pour sa part de « grand bazar » en matière de fermetures de classes.
Le journal note qu’« entre les départements qui ferment des classes et ceux qui n’en font rien, les parents ne s’y retrouvent plus ».
Laurent Frichet Tsavopresse 26/11/2009