Des profs dans une cour d'établissement scolaire
C'est ce qu'affirme la FSU qui a lancé ce mot d'ordre de grève avec Sud-Education.
Les deux organisations ont lancé leur appel à la grève il y a un mois pour protester contre les suppressions de postes, pour une révision de la réforme de la formation des enseignants et
pour une révalorisation des salaires.
Des manifestations seront organisées à Paris et en province. La première organisation étudiante, l'Unef, a appelé les étudiants à s'y joindre. Dans la capitale, le cortège partira à 14h30 de Port Royal (14ème arrondissement) pour Saint-François-Xavier (7ème).
FSU et Ferc-CGT, qui critiquent les
"50.000 suppressions" de postes d'enseignants "en cinq ans", réclament "des recrutements à la hauteur des besoins". Ils exigent aussi une "réelle revalorisation" des enseignants, "l'amélioration des conditions de travail" et la titularisation des précaires.
Grève et manifestations à la Poste mardi
Ils dénoncent le projet de loi transformant la Poste en société par actions et "la course à la productivité".
Les syndicats - 94% des voix aux élections professionnelles - ont déposé un préavis de grève illimitée pour la région parisienne. Sur le reste du territoire, le
préavis est de 24 h pour tous les syndicats, sauf la CFTC qui a prévu 4 jours.
Une manifestation parisienne est également prévue de la rue du Bac à Paris (7e arrondissement) au siège de la
Poste (14e). Elle devrait retrouver vers 15h30 celle des enseignants de la FSU au métro Vavin, a indiqué Claudie Martens, responsable du secteur public à la
FSU. Les postiers sont par ailleurs appelés à une "manifestation avec les usagers", devant la Poste centrale du Louvre à Paris le samedi 28 novembre. Une
"solidarité" mise en avant par la fédération FO des Postes.
La fédération CGT cheminots a, pour sa part, appelé dans un communiqué "les cheminots actifs et retraités à participer aux manifestations" des postiers. Les cheminots
CGT fustigent en particulier "la volonté dogmatique du gouvernement de privatiser le service public et de livrer au marché avec comme seul critère la rentabilité
financière".
Le précédent appel à la grève nationale contre le texte de transformation en société anonyme à capitaux publics avait été suivi le 22 septembre par 22,2% des
postiers selon la direction, et 40% selon les syndicats.
Le projet de loi censé préparer l'entreprise publique à l'ouverture complète du marché postal européen à la concurrence le 1er janvier 2011, adopté par le Sénat, doit
encore être examiné à partir de la mi-décembre par les députés. L'opposition et les syndicats dénoncent une privatisation déguisée
alors que le gouvernement assure que La Poste n'est pas privatisable.
Le comité national contre la privatisation de La Poste a organisé récemment une "votation citoyenne" - sans valeur juridique - pour la sauvegarde de l'entreprise. Selon les
organisateurs, 98,5% des quelque 2,3 millions de personnes qui ont participé ont voté "non" au changement de statut.
Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) s'est prononcé lundi sur i-Télé pour une prolongation de la grève prévue mardi à La Poste, au moins jusqu'à la journée de
manifestations de samedi. Selon Olivier Besancenot, "le changement de statut, c'est le moment où tout bascule, c'est un point de non retour, c'est une étape extrêmement
importante dans la privatisation". Et d'ajouter: "Une des chances qu'on a dans cette mobilisation, c'est d'avoir une partie de la population qui se sent impliquée dans ce
combat contre la privatisation".
23/11/2009 Info France 3