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Forêt de Haguenau
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Entre 2 et 3 ans, les cauchemars perturbent souvent les nuits des petits. Pas
d’inquiétude : ils sont le passage obligé vers l’autonomie.
Ils prennent la forme d’un gros chien, d’un tyranosaure ou d’une méchante sorcière. Qu’importe. Ce ne sont pas les monstres
croisés dans ses livres qui font peur à votre enfant. Mais tout ce qu’il se sent capable de faire maintenant qu’il grandit.
Entre 24 et 36 mois, votre enfant est partagé entre la fierté d’une autonomie fraîchement acquise (non seulement il marche et il
parle mais, en plus, il est (presque) propre et vous l’avez inscrit à l’école !) et la crainte de tout qui l’attend. Ce sont ces sentiments qui, pendant ses rêves, prennent des formes plus
effrayantes les unes que les autres et le réveillent en pleine nuit. Rien de plus normal ! Dites-vous que ses cauchemars sont un exutoire qui sert à conjurer ses tensions intérieures et qu’ils
sont indispensables à son équilibre psychique.
La bonne attitude
Rien ne sert d’installer une veilleuse dans la chambre ou de laisser sa porte entrouverte sur un couloir allumé.
La peur de l’obscurité et des dangers qu’elle peut cacher n’apparaît que vers 4 ans.
Votre bébé n’a pas des "monstres", il a peur du bouillonnement de son monde intérieur. Ce dont il a besoin, c’est d’être rassuré par votre présence : expliquez lui que vous êtes là, bercez le et
ne cherchez pas une raison à ces cauchemars. Il va se rendormir rassuré, et voilà tout.
Toutefois, si votre enfant peut raconter son cauchemar, il est important de l’écouter patiemment (même si vous tombez de sommeil !) afin de le rassurer. Prenez aussi le temps, le lendemain, d’en
reparler afin de découvrir l’événement qui le prend au dépourvu et le perturbe peut-être : un déménagement, l’arrivée d’un nouveau bébé, une dispute un copain de la
crèche…
Cauchemar ou terreur nocturne ?
Contrairement aux cauchemars, qui surviennent essentiellement au cours de la seconde partie de nuit pendant
le sommeil paradoxal, les terreurs nocturnes surviennent pendant les premières heures qui suivent l’endormissement, quand le sommeil lent est le plus profond. L’enfant qui souffre de terreur
nocturne reste endormi , ne vous reconnaît pas et ne veut pas que vous le consoliez. Observez-le calmement et laissez-le se rendormir : il n’en gardera aucun souvenir le lendemain matin
!
Topsanté Catherine Cordonnier 24 avril 2008