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Forêt de Haguenau
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Les pères maternent aussi
Le rôle du papa est essentiel et cela dès la naissance. En s'imposant dans le duo fusionnel mère-enfant, il ouvre le tout-petit au monde extérieur et lui
apprend un point essentiel :
il n'est pas le centre du monde. Et les câlins ne sont pas la seule communication possible ! Avec son père, l'enfant fille ou garçon entre dans un mode d'apprentissage différent, plus physique
avec des fausses bagarres, des jeux plus bruyants ou qui le forcent à s'extérioriser. Et cela même si les nouveaux pères ont depuis une vingtaine dannées un rôle plus « maternant » auprès de
leurs enfants.
Père: un ancrage sécurisant
Proches affectivement, les pères n'en sont pas moins pour leurs enfants un symbole de force. En les aidant à se situer sexuellement, soit par la séduction pour la petite fille au moment de l'Oedipe, soit par mimétisme pour le garçon, ils incarnent la loi pour l'enfant en posant notamment l'interdit de l'inceste. Dans la quête d'autonomie du tout-petit, le père est un ancrage sécurisant. Doù, parfois, ce besoin de s'arrimer très fort à son papa, quitte à laisser maman se demander ce qu"elle a bien pu faire pour mériter ça".
Pères et fils: une tendre complicité
Avec un petit garçon, le papa est dans la complicité masculine. Le papa, en contemplant son petit garçon, se revoit enfant devant son père. Son fils le renvoie à ce que son père a été pour lui et ce qu'il souhaite être pour son fils. Le petit garçon, de son côté, après la phase oedipienne où il aurait bien voulu éliminer le père-rival, veut ressembler à ce papa qui a comme lui un attribut masculin, le fameux zizi. Il va copier certains comportements, certains tics de langage, mais aussi chercher à développer une vraie complicité avec son père au travers d'activités communes : le sport, le bricolage
Pères et fils: un combat de coq
Pour bien grandir, le petit garçon a besoin d’admirer son père. Et de passer des moments seuls avec lui. Moments qui peuvent aussi tourner au combat de
coqs : en se confrontant par le jeu à la force de son père, physique ou morale, le petit garçon se rassure sur sa capacité à devenir lui-même un homme. Il trouvera aussi dans ce contact
privilégié avec son père les modèles indispensables pour sa vie d’adulte future. Et cela ne l’empêche pas de revenir vers sa maman, à certains moments. Forcément différemment, car le petit garçon
grandit.
Pères et filles: Couper le cordon avec maman
Pour la petite fille, le papa a cela de magique qu’il incarne « l’autre » sexe. La petite fille apprécie le côté « transgressif » de sa
relation avec son papa : avec lui, elle peut quitter les robes à smocks et les poupées et se défouler, se salir, jouer à être autre que sa mère. Cela lui permet de couper le lien fusionnel qui
les relie. Par ailleurs, elle se sait aimée de son père et teste sur lui son pouvoir de séduction. Notamment entre 3 et 6 ans, lors de l’étape incontournable de l'oedipe, qui va poser les
fondations de sa vie amoureuse à l’âge adulte. Le papa va, comme avec son fils, enseigner l’interdit de l’inceste à sa fille. En affirmant son amour pour la mère de son enfant, il lui donne envie
de devenir un jour une femme aimée et aimante comme sa mère.
Cette étape est douloureuse pour la petite fille, car elle doit accepter de perdre l’exclusivité de sa mère, femme de son père, et de n’être pas l’unique femme dans la vie de son père, mari de sa
mère.
Topsanté Christine Coste 16 Février 2010 News Yahoo