Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 22:00

 

Paradis fiscaux : pourquoi la BNP ne décolle pas des Caïmans

La banque, qui doit fermer ses filiales dans les paradis fiscaux, y reste pour « le financement des avions de ligne ».
 

Paradis fiscaux : pourquoi la BNP ne décolle pas des Caïmans (mis à jour)
 
BNP Paribas s'est engagé à quitter les paradis fiscaux, et pourtant la banque restera aux îles Caïmans. Son patron se justifie : l'archipel serait « incontournable » pour les compagnies aériennes clientes de la BNP. Mais pourquoi une banque française s'installe-t-elle aux Caïmans pour financer des avions ?

Le directeur général de BNP Paribas ne manque pas de motifs de satisfaction. Baudouin Prot les détaille dans une interview à Libération (accès payant) : de bons résultats financiers, des bonus assainis, des traders qui « ont de nouveau l'impression de bien travailler ».

Et les filiales dans les paradis fiscaux ? Là aussi, la BNP est fière d'elle-même : en septembre, elle a grillé la concurrence en annonçant la fermeture de ces filiales. Comme celles installées à Panama et aux Bahamas.

Bonne conscience

Pas question, pourtant, de quitter les Caïmans. BNP Paribas a la conscience tranquille : officiellement, cet archipel des Caraïbes n'est plus un paradis fiscal. Un accord lui a permis de sortir de la liste de l'OCDE.

Les Caïmans n'en restent pas moins un centre « offshore », à la réglementation très souple. Cet été, la députée européenne Eva Joly a demandé des explications à BNP Paribas.

Baudouin Prot en a livré une, au détour de son interview à Libération :

« On y est principalement parce que c'est une place incontournable pour le financement des avions de ligne. »

Législation plus souple

Serait-il impossible de financer des avions de ligne ailleurs ? Non, mais c'est plus facile là-bas, selon une porte-parole de BNP Paribas :

« Pour nos clients avionneurs, la législation des îles Caïmans est beaucoup plus souple. Elle offre des particularités en matière d'assurance et de réassurance. Ce n'est pas une question fiscale, puisque nos profits sont consolidés et sont taxés à Paris. »

Explication de Christian Chavagneux, journaliste à Alternatives Economiques et co-auteur d'un livre sur les paradis fiscaux (La Découverte, « Repères », 2007) :

« Le financement de l'achat d'un avion s'apparente à du crédit-bail, et passe par des centres de crédit spécialisés. Et chaque place financière essaie de spécialiser : les matières premières pour la Suisse, ou l'aéronautique pour les Caïmans. »

Boîtes aux lettres

Aux Caïmans, BNP Paribas ne se consacre pourtant pas qu'aux avions. Eva Joly dénonçait la présence de 21 filiales. Faux, assure la porte-parole de la banque : « Elle comptabilisait les structures juridiques dans lesquelles nous avons des participations. »

Nuance, donc : BNP Paribas ne disposerait que d'une seule vraie filiale aux Caïmans, chargée de gérer des fonds privés américains. Alors, à quoi servent ces étranges « structures juridiques » ?

Tout simplement, à profiter à distance de la législation des Caïmans :

« Ces structures sont enregistrées aux Caïmans, mais il n'y a pas de gens qui y travaillent, le financement est fait à Paris. »

Des boîtes aux lettres, en somme. Pourquoi s'en offusquer, puisque les Caïmans ne sont plus un paradis fiscal ? Dans Libération, Baudouin Prot s'étonne donc qu'on critique ses efforts pour faire le ménage :

« Je trouve paradoxal de se faire critiquer alors que nous sommes le premier groupe qui a pris une telle initiative. Quand tous nos concurrents étrangers feront ce qu'on a fait, on en reparlera. »

 

Photo : une jetée sur Grand Caïman (Rcbodden/Flickr) eco.rue89.com 8/11/2009

Par Doc - Publié dans : Finances - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
Laisser un commentaire
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés