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Ostéoporose, les promesses de la
3D
Sciences et Avenir, numéro 753 note en effet dans un dossier
que « des progrès dans l'imagerie médicale et une nouvelle molécule devraient permettre de
mieux dépister et soigner cette pathologie de l'os, mal diagnostiquée, et responsable de plus de 15 000 décès chaque année en France ».
Le magazine se penche sur « l'imagerie en volume d'un scanner très performant, uniquement
utilisé pour l'instant à des fins de recherche. Baptisé Xtreme CT et mis au point par la firme suisse Scanco, cet appareil est disponible sur environ 40 sites dans le monde, dont le CHU de
Saint-Etienne ».
Laurence Vico, directrice du Laboratoire de biologie du tissu osseux-Inserm U890 au CHU de Saint-Etienne, explique que « la résolution de ce scanner est d'environ 80 micromètres, ce qui permet de rendre compte avec précision de la microarchitecture osseuse ».
Sciences et Avenir remarque que « le déroulement de l'examen est
simplissime :
la machine présente un petit orifice dans lequel il suffit de glisser un membre, le bras ou la jambe. Trois minutes après, les images sont traitées par
un logiciel adapté. Reconstruites, elles apparaissent à l'écran ».
« Le résultat est étonnant : une portion d'os fragile, ostéoporotique, apparaît comme une éponge plus ou moins trouée. Il est alors possible d'examiner avec précision les travées osseuses, de les
compter, de mesurer leur espacement, d'apprécier leurs interconnections », continue le mensuel.
Sciences et Avenir publie un entretien avec le Pr Thierry Thomas, rhumatologue au CHU de Saint-Etienne et président du Grio (Groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses), qui
rappelle qu’« avec les bons traitements, le risque de fracture peut diminuer de moitié », mais note que « cette maladie évolue silencieusement sans douleur. Après une première fracture, 8 femmes sur 10 ne subissent pas d'examen et ne suivent
pas de traitement. Pourquoi ? ».
« Parce que si les femmes ont une connaissance très théorique de la maladie, elles sont dans le déni total quand elles se fracturent un poignet. Quant aux urgentistes et aux orthopédistes, ils se
contentent trop souvent de traiter. Quelques hôpitaux seulement ont mis en place une filière ostéoporose qui permet de recontacter les femmes qui ont présenté une fracture. Enfin les médecins
généralistes n'y pensent pas systématiquement », continue le spécialiste.
Laurent Frichet Tsavopresse 10/11/2009