Partager l'article ! Mondial 2010:La Fifa a confirmé le résultat de France - Irlande: La Fifa siffle la fin du match ...
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AFP - Le but de Gallas après la main de Henry
© Fife
Selon elle, conformément aux lois du jeu, le match ne pourra pas être rejoué, ce que demandait avec véhémence la Fédération irlandaise de
football.
"Les décisions de l'arbitre sur des faits en relation avec le jeu sont sans appel, y compris la validation d'un but et le résultat du match", peut-on lire dans le
chapitre 5 de la Loi du jeu.
"L'arbitre ne peut revenir sur une décision que s'il réalise que celle-ci n'est pas la bonne ou, à sa discrétion, après avoir consulté un arbitre
assistant ou le quatrième officiel, le tout sous réserve que le jeu n'ait pas repris ou que le match ne soit pas terminé", peut-on également lire.
En 2005, la Fifa avait annulé le résultat d'un match entre l'Ouzbékistan et Bahreïn "sur la base d'une erreur technique de l'arbitre". Mais la Fifa a précisé que les deux cas étaient
différents. A la Fifa où on a reçu la lettre de la FAI, on précise pour le moment que le cas rappelé par la FAI diffère puisque "l'arbitre avait vu ce qui s'était passé et avait omis
d'appliquer le bon règlement", ce qui n'était pas le cas lors de France-Eire. Lors de ce match, un joueur ouzbek avait pénétré dans la surface de réparation au moment de l'exécution d'un
penalty par l'un de ses coéquipiers. L'arbitre, au lieu de faire retirer le penalty, avait accordé un coup franc indirect à Bahreïn. Il s'agissait donc bien d'une erreur technique de l'arbitre,
et pas d'une erreur d'appréciation.
Au risque de choquer les plus naïfs, la main de Thierry Henry, aussi évidente soit-elle, ne sera pas sanctionnée par la Fifa. Une telle décision
remettrait en effet en cause tous les principes de la Fifa, et notamment sur l'éternelle débat de l'arbitrage vidéo. Sans oublier les aspects financiers qui arrangent à la fois la Fédération
française de football que la Fifa, la requête de la fédération irlandaise était vouée à l'échec.
Et le ministre irlandais de la Justice, Dermot Ahern, est bien conscient des enjeux financiers qui gravitent autour du ballon rond. "Ils (la Fifa) ne voudront probablement
pas (rejouer le match) parce que nous ne comptons pour rien dans le football mondial mais mettons-les au pied du mur", avait déclaré Dermot Ahern. Son Premier ministre, Brian Cowen, avait
lui-aussi demandé que le match soit rejoué et il a pu en discuter avec Nicolas Sarkozy lors d'un sommet à Bruxelles entre les dirigeants européens: "J'ai dit à Brian Cowen combien j'étais
désolé pour eux. Mais ne me demandez pas de me substituer à l'arbitre, aux instances du football français, aux instances du football européen: laissez moi à ma place". François
Fillon rappelait, dans le sillage du Président de la République, que "il y a des règles dans le football international, il y a des instances qui sont chargées de prendre des
décisions. Ce n'est ni au gouvernement français ni au gouvernement irlandais de s'immiscer dans le fonctionnement de la fédération internationale". Un exemple parmi tant d'autres des
innombrables réactions politiques après ce match de football.
"Cette décision grossièrement incorrecte de l'arbitre a mis à mal l'intégrité du sport et nous demandons désormais à la Fifa, en tant qu'instance mondiale de notre sport, de faire en sorte que
ce match soit rejoué", avait déclaré la fédération. "La preuve absolue apportée par la vidéo sur la main volontaire de Thierry Henry, qui a conduit au but de la France dans le temps
additionnel, a été vue par des millions de supporteurs dans le monde", a lancé la FAI, qui a écrit une lettre à la Fédération française (FFF) pour qu'elle soutienne leur réclamation. "A chaque
congrès de la Fifa auquel je me rends, j'entends parler d'intégrité, de fair-play (...) C'est une opportunité pour la Fifa" et "une chance pour les dirigeants de montrer qu'ils croient au
fair-play", avait poursuivi Dermot Ahern.
A la FFF comme à la Fifa, on n'a pas bougé, validant de fait le résultat final du match. Le seul à ne pas se faire d'illusion était Giovanni Trapattoni. "Je sais que c'est impossible de
rejouer le match", avait déclaré l'Italien, et d'ajouter "quand un arbitre décide, c'est la fin du match pour moi." "Je suis déçu pour nos supporteurs. Ils le méritaient, ils nous ont suivis en
France. Mais je suis un homme concret", a-t-il dit. Sagesse ou expérience, le Trap ne s'était pas trompé.
20/11/2009 Info France3