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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 12:06
 
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Ecraser un médicament peut le rendre inefficace

Le Nouvel Observateur indique qu’« écraser des médicaments n'a rien d'anodin. Une étude menée au CHU de Rouen montre que dans 40% des cas, pilonner un médicament risque de le rendre inefficace ». Le magazine explique que « c’est une épidémie de tendinites parmi les infirmières qui a mis le feu aux poudres. Intrigués par ces plaintes à répétition, les médecins du CHU de Rouen ont mené l’enquête. Le coupable a été vite découvert : le pilon ! A force d’écraser des médicaments, les infirmières développaient des douleurs aux poignets ». Le Nouvel Observateur précise que « l’enquête ne s’est pas arrêtée là. Elle a révélé que 30 à 40% des patients hospitalisés en service de gériatrie voyaient leurs médicaments réduits en poudre ». L’hebdomadaire remarque que « cette pratique largement répandue n’est évidemment pas infondée. Bon nombre de personnes âgées ont du mal à déglutir, au point qu’elles ne peuvent pas avaler le moindre comprimé. En outre, ces mêmes patients souffrent aussi fréquemment de troubles du comportement et refusent catégoriquement de prendre le moindre médicament ». Le Nouvel Observateur constate cependant que selon cette étude, « dans 42% des cas, le pilon était à proscrire. La façon dont le médicament avait été fabriqué interdisait l’écrasement. Mais les infirmières n’étaient pas au courant ». Le magazine ajoute que « le pilonnage des médicaments n’est pas l’apanage des services de gériatrie. Les mères de famille savent bien que les enfants ont aussi parfois du mal à avaler certaines pilules. Et elles ont tendance à les réduire en poudre ». Elise Rémy, de l'Observatoire du médicament de Haute-Normandie, explique que « le principal danger de cette pratique, c’est l’inefficacité du médicament.
 
Soit parce qu’en l’écrasant vous en laissez un peu de côté, soit parce que le principe actif du médicament ne supporte pas d’être exposé à la lumière ou à l’air ». Le Nouvel Observateur souligne en outre que « savoir à coup sûr si l’on peut écraser ou pas un médicament n’est pas simple. D’autant que dans la majorité des cas, les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas mené d’études sur le sujet. Néanmoins, il existe quelques pistes ». Elise Rémy précise ainsi que « les médicaments à libération prolongée – comme certains antidouleurs - ne doivent pas être écrasés parce que c’est l’enrobage du comprimé qui leur permet d’agir pendant plusieurs heures ». L’hebdomadaire ajoute que « les médicaments dits gastro-résistants […] eux aussi ne supportent pas le pilonnage. C’est le cas des inhibiteurs de la pompe à protons qui luttent contre l’acidité gastrique. En les réduisant en poudre, ils sont simplement réduits à néant. Quant aux médicaments qui doivent fondre sous la langue… eux aussi, il ne faut pas les écraser ni même les croquer car la moitié du produit est détruit avant d’avoir commencé à agir… ». Le Nouvel Observateur précise que les auteurs de cette étude « ont aussi recherché des solutions. […] Tout d’abord, il est conseillé de vérifier sur la notice du médicament s’il peut être écrasé. Cela est parfois mentionné. Par ailleurs, l’Observatoire du médicament de Haute-Normandie a dressé la liste des médicaments pouvant être écrasés et des gélules pouvant être ouvertes ».
Le magazine poursuit : « Si le pilonnage est prescrit ou si le doute persiste, deux options : prendre le médicament sous une autre forme, soluble par exemple, ou le substituer par un autre produit équivalent qui sera vendu en poudre ou en gouttes ». « Enfin, il faut aussi s’interroger sur la nécessité de prendre le traitement », remarque l’hebdomadaire, relevant que « depuis que le message est passé au CHU de Rouen, «il y avait un peu moins de médicaments prescrits, note le Dr Jean Doucet. Et ce n’est pas forcément un mal» ».
 
Laurent Frichet Médiscoop Tsavopresse 17 septembre 2012

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Published by Doc de Haguenau - dans Santé
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Et si vous arrêtiez de fumer? Ne repoussez pas tout le temps la décision à demain, une fois les complications arrivées, vous vous direz si seulement j'avais arrêté...

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Nicotine withdrawal by homeopathic mesotherapy 

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