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Suivant le précepte défendu par Didier Deschamps, insistant sur la maîtrise du jeu, les Marseillais prenaient le jeu à
leur compte dès l'entame du match. La pression de l'OM sur le but de Leoni allait être immédiatement récompensée. Dès la 3e minute, un coup franc tiré par Abriel, était mal négocié par
les défenseurs suisses, plutôt fébriles, et le milieu défensif du FC.Zurich Aegerter détournait le ballon dans ses propres filets. L'OM ne pouvait rêver d'un meilleur début de partie
(1-0, 3e). Les Suisses, qui s'étaient appliqués à quadriller le terrain pour assurer une bonne assise défensive, piégés sur cette action, se trouvaient alors dans une configuration
différente, contraints de sortir davantage, ce qui ne s'avérait pas si facile face à l'énorme pression marseillaise. Zurich perdait également dans la foulée son attaquant Vonlanthen,
victime d'un claquage.
Les Zurichois subissaient l'impact de l'OM sans pouvoir vraiment répliquer. Sur une nouvelle faute, Fabrice Abriel, une nouvelle fois à la manoeuvre, expédiait cette fois directement le
ballon dans les buts de Leoni. Mais ce but était sans doute entaché malgré tout d'un double hors-jeu des attaquants marseillais, Mbia et Kone qui n'ont certes pas touché le ballon, mais
on malgré tout perturbé la défense des Suisses. Lesquels ont protesté, mais en vain, l'arbitre écossais validant ce but après avoir pris l'avis de son assistant (2-0,
11e).
Les Marseillais continuaient à aller de l'avant, avec une cohérence collective retrouvée, mais en se précipitant un peu trop sur les ballons
de relance. Ss sous la houlette de Cheyrou, et la harangue de Mamadou Niang organisant ses troupes, les Phocéens portaient le danger sur le but suisse. Brandao vendangeait une belle
occasion (26e) seul devant Leoni, abandonné par son bloc défensif, totalement déstructuré. Battus en vitesse et dans la récupération du ballon, les joueurs de Zurich en étaient réduits
à commettre des fautes, à défaut de pouvoir à leur tour trouver des solutions.Malgré tout, ils ne laissaient pas filer le match. Et ils tentaient même de profiter d'un certain
relâchement marseillais. Les olympiens avaient en effet tendance à reculer, à perdre leur concentration, à se montrer un peu moins convaincants dans la maîtrise du jeu, et surtout trop
approximatifs dans la relance. Et cette période de démobilisation marseillaise allait se payer cher. Sur une action a priori anodine, les Suisses se mettaient en mouvement, et
parvenaient dans la surface marseillaise sans être vraiment attaqués. Ce dont profitait Alexandre Alphonse, jeune Français né à Paris et formé à Grenoble, pour réduire le score (2-1,
31e).
Coup de froid pour l'OM qui s'était sans doute découvert trop rapidement. A un coup franc de Cheyrou repoussé par Leoni (35e), Zurich répliquait par un tir quelques minutes plus tard,
passant à droite des buts de Mandanda. Les Marseillais qui avaient fait belle impression en début de partie, connaissaient une période plus délicate, en partie due par une succession de
fautes techniques, et de passes mal assurées, qui redonnaient alors des ballons aux Zurichois, lesquels se prenaient à croire de nouveau en leurs chances. Il
s'enhardissaient dans une fin de première période beaucoup plus équilibrée, et au cours de laquelle ils poussaient les Marseillais dans leurs retranchements, s'offrant même quelques
occasions menaçantes pour les hommes de Deschamps. Sur un contre encore une fois illuminé par Cheyrou, l'OM marquait certes un 3e but par Brandao mais le Brésilien était signalé
hors-jeu (90+3). Marseille rentrait donc au vestiaire avec un avantage beaucoup plus mince qu'il n'eût pu le penser au vu de sa prestation plutôt encourageante de début de partie.
La deuxième période fut moins enlevée que la première, perdant de rythme au fil des minutes, mais apportant cependant son lot de buts. L'OM l'attaquait pourtant pied au planche,
s'offrant plusieurs coups-francs dans le premier quart d'heure, en poussant à la faute des Suisses de nouveau privés de ballons.Les Marseillais, vêxés de la réaction suisse, affichaient
visiblement l'envie de rapidement refaire le break. Très percutants, ils retrouvaient des automatismes déstabilisant les Suisses, et parvenaient à faire de nouveau la différence, sur
une ballon en profondeur de Bakary Kone à destination de Mamadou Niang qui tout en puissance prenait le meilleur sur les défenseurs zurichois et trompait Leoni (3-1, 52e). Les
Marseillais reprenaient la maîtrise du ballon, s'appuyant sur un jeu de passes, et faisant courir des Suisses débordés qui ne baissaient cependant pas les bras. Les Olympiens
remettaient de la vitesse dans leurs actions, s'appliquant à faire courir le ballon, à chercher des solutions dans les espaces, et à provoquer leurs adversaires poussés à la faute.
Mais encore une fois, après ces quelques minutes d'euphorie, les Marseillais retombaient dans leurs approximations, comme s'ils étaient déjà décidés à se reposer sur leurs lauriers. Il
n'en fallait pas plus aux Suisses que cette baisse de régime pour tenter de sortir la tête de l'eau. A l'heure de jeu, ils s'offraient à leur tour une superbe balle de but, par Alphonse
lancé en profondeur en face à face avec Mandanda, mais un retour parfait de Bocaly stoppa l'action du Zurichois dans la surface de réparation, alors que les Suisses demandaient un
pénalty. LeS Marseillais étaient à deux doigts d'ontnir à leur tour un pénalty, après une faute sur Branda, mais l'arbite estimait à juste titre qu'il n'y avait pas faute. Le match se
durcissait alors, M.Thomson parvenant toutefois à tenir la partie.
Les Marseillais traversaient alors un nouveau trou d'air, connaissant une rupture soudaine dans leurs intentions de jeu par rapport à ce qu'ils avaient montré plus tôt obtenant la
réussite qui allait avec. Les Phocéens affichaient une visage surprenant, alternant les temps forts pendant lesquels ils parvenaient à imposer un véritable impact et à se créer des
occasions intéressantes, et des temps faibles qui les voyaient subir et se laisser surprendre par des contres.
Les Suisses profitaient de ces périodes là pour porter le danger. Une tête ratée de Tihinen, qui frappait en fait du buste à bout portant, se heurtait à la main ferme de Mandanda (77e).
En dépit de ses diffcultés à reprendre la main sur le match, kes Marseillais parvenaient tout de même à sceller le match. Sur un énième coup franc, consécutif à une vilaine faute de
Stahel sur Brandao, parfaitement dosé par Cheyrou, le ballon était cafouillé dans la défense zurichoise, et repoussé dangereusement, revenant jusqu'à Hilton qui ajustait le gardien
suisse (4-1, 80e).
Dès lors, les Suisses perdu leurs illusions et lâchaient défensivement. Ce dont profitaient les Marseillais pour corser l'addition. Après une première alerte sur une attaque de Bocaly
stoppée par un coup de sifflet intempestif, le ballon était expédié dans les buts zurichois d'une magistrale reprise de Benoît Cheyrou (5-1, 86e), imité peu après par Brandao à la
réception d'un centre de Niang, après une belle ouverture de Valbuena (6-1, 89e).
La coupe était pleine pour des Suisses qui buvaient le calice jusqu'à la lie laissant tout à leur joie des Marseillais revigorés qui peuvent croire désormais encore en un avenir
européen.
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