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Lyon voulait surfer sur la vague née à Anfield Road. Seulement voilà, la Méditerranée n'a rien à voir avec la Mersey, et Nice a
humilié (4-1) celui qui était encore leader de Ligue 1. Pour l'OL, la déroute est d'autant plus dure à encaisser que les anciens Lyonnais se sont régalés face à leurs anciens
partenaires. Loïc Rémy a réalisé deux pases décisives et un but, Anthony Mounier marquant également. Sans Lloris, blessé, c'est Vercoutre qui a pris l'eau dans la Baie des Anges, le
calvaire débutant à la 17e minute avec un débordement sur le côté droit de Rémy qui centrait pour Bagayoko qui, au premier poteau, devançait Cris et propulsait de la tête un missile
dans le but lyonnais. Puis, le même Rémy débordait de nouveau sur le côté droit et son centre était dévié vers son but par Cissokho. Vercoutre jouant à la savonnette avec le ballon qui
finissait dans son but (40e). Et ce n'était pas fini, car malgré de nombreuses tentatives pour réduire le score, Lyon encaissait un troisième but, Mounier trouvant dans l'axe et en
profondeur Hellebuyck qui trompait le gardien de l'OL (69e). Et juste après que Govou ait touché la barre (74e) et suite à un coup franc de Bastos capté par Ospina, le portier de l'OGCN
dégageait pour Rémy, Makoun, dernier défenseur était trompé par le rebond, l'attaquant en profitant pour dribbler Vercoutre, sorti à sa rencontre, et marquer dans le but vide (75e).
Auteur de la passe décisive, Ospina devait cependant s'incliner quelques minutes après, relâchant un centre, ce dont profitait Ederson pour sauver un honneur bien terne (84e).
C'est la deuxième défaite consécutive de Lyon en championnat.
A l'opposé, Bordeaux a très bien réagi après deux défaites consécutives en championnat. Pour cette équipe, la victoire contre le Bayern a été un bon déclencheur, ce qu'a constaté Le
Mans à ses dépens (3-0). Auteurs de la première action dangereuse, les Manceaux ont été punis aussitôt par la malchance. Sur un coup franc frappé par ses soins, Gourcuff récupérait le
ballon et trouvait Plasil qui centrait en retrait. Du gauche, Gouffran trouvait le poteau mais le ballon revenait sur le dos du gardien de but Ovono et revenait dans ses filets (2e).
Bordeaux dominait le jeu mais ne parvenait pas à faire la différence au tableau d'affichage, et Le Mans était tout près d'égaliser comme sur cette frappe de Hesltad, boxée par Carrasso.
Mais sur un corner de Gourcuff, Chamakh devançait Ciani pour, d'une tête décroisée, inscire son 50e but personnel en Ligue 1 (67e). La victoire acquise, les Bordelais déroulaient et sur
un centre en retrait de Trémoulinas, Bellion n'avait plus qu'à pousser le ballon au fond des filets pour une victoire nette et importante (3-0), la 12e consécutive à domicile, qui
relance les joueurs de Laurent Blanc en championnat.
Monaco n'avait pas besoin d'une relance après deux victoires consécutives, mais les Monégasques, toujours emmenés par un Nenê inarrêtable, sont allés chercher un troisième succès de
suite, le troisième à l'extérieur cette saison, à Boulogne-sur-Mer (3-1). C'est d'abord la réussite qui a souri aux Monégasques, sur cette frappe des 25m d'Alonso déviée par un
défenseur nordiste pour prendre son gardien à contre-pied (36e). Après l'égalisation de Blayac suite à un corner, c'est la classe du Brésilien qui a fait son oeuvre. Sur deux coups
francs magistraux, Nenê s'est offert un doublé pour conforter sa placer de leader au classement des buteurs (9 réalisations) et offrir à l'ASM une victoire précieuse qui la place dans
le sillage des Bordelais.
Invaincu depuis quatre matches, Lorient a connu la défaite lors de son voyage à Sochaux, sur une tête de Perquis consécutif à un coup franc (8e). Petite victoire doubiste, mais très
importante. A Saint-Etienne, les Verts ont beaucoup tenté, énormément essayé, souvent cadré, mais n'ont pas marqué et doivent s'incliner pour la troisième fois à domicile (pour
seulement deux victoires) face à Valenciennes. Avec un Assembé impressionnant dans son but, VA a fait la différence sur un but d'Audel, trouvé en profondeur et dans l'axe par Cohade
(16e) et par une réalisation de Ducourtioux dans le temps additionnel (92e).
Grenoble a bien cru tenir enfin ses premiers points de la saison. Le GF38 a même cru mettre fin à la série de 9 défaites par une victoire, puisque Ljuboja avait ouvert le score à la 53e
minute après que Grégorini ait repoussé un tir de Matsui. Seulement voilà, les Isérois ne sont pas vernis depuis le début de la saison, on peut même dire qu'ils n'ont pas de chance. Sur
une longue ouverture nancéienne, Jemmali, à la lutte avec Dia, plongeait et sa tête trompait son propre gardien (74e). Avec le nul, la série aurait pu s'arrêter. Mais un penalty était
sifflé pour l'ASNL, pour une faute peu évidente de Cesar sur Dia, et Hadji se chargeait de battre Le Crom à la 89e minute, pour donner à l'équipe lorraine un 4e succès cette
saison, et infliger une 10e défaite consécutive aux Grenoblois en autant de rencontres.
Jusqu'où peut aller Montpellier ? Le déplacement en Bretagne devrait apporter un élément de réponse, même si Rennes, un des outsiders du championnat, cale un peu après n'avoir pris
qu'un point en trois rencontres. Ce match est aussi celui de la meilleure défense (Rennes: 6 buts encaissés) contre la co-meilleure attaque de L1 (Montpellier: 17 buts
marqués).
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Déclarations
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Paulo Duarte (entraîneur du Mans) : "Ce soir, je suis un
entraîneur triste parce qu'on est 17e ou 18e (18e avec 8 points, ndlr). La position de notre équipe ne me donne pas la possibilité de dire que je suis bien ou tranquille. Pour
moi, le principal est que l'équipe ne cède pas à la pression. Je préfère garder la pression pour moi. La victoire donne la confiance et la stabilité, mais elle n'est pas pour
nous. Je reste persuadé que la place qu'on occupe aujourd'hui n'est pas en rapport avec notre qualité. Il faut croire en l'avenir et travailler avec les mêmes sacrifices et la
même volonté. C'est dans les mauvais moments qu'on voit la qualité des hommes."
Alain Perrin (entraîneur de Saint-Etienne) : "C'est inquiétant de ne pas avoir l'efficacité, surtout en
seconde période. Avant la mi-temps, nous avons commis trop d'approximations. Nous nous sommes fait surprendre sur un contre. Mais nous devons avoir plus d'occasions à domicile
et surtout les mettre au fond. Parfois, nous cherchons trop à développer un jeu de passe et on se met à la faute. En seconde période, il y a eu plus de percussion, mais nous
n'avons pas eu la réussite dans la finition. Si nous jouons en équipe, nous devons gagner le match. Il faut réagir en attaque, avec une attitude collective. C'est comme cela que
l'on avance, avec un supplément d'âme pour renverser les situations difficiles et surtout dès la semaine prochaine, dans le derby face à l'OL, qui vient de perdre."
Mehmet Bazdarevic (entraîneur de Grenoble) : "On devait gagner ce match. On mène 1-0 et on rate des occasions
avant de prendre ce but égalisateur. On a peut-être eu le tort de reculer. On aurait dû être plus vigilant pour garder l'avantage. C'est frustrant car on croyait qu'on allait
enfin décrocher une première victoire. Mais c'est tellement facile de siffler contre nous et pour une légère faute, on prend un penalty. C'est comme
ça..."
Pablo Correa (entraîneur de Nancy) : "On a été dépassé par moments dans ce match, comme en première période, où on
était paralysé. Mais on a ensuite eu l'envie d'aller chercher la victoire. Il y a eu un fait marquant entre le 1-0 et notre égalisation, quand Grenoble a eu la possibilité de
faire le break. Ils ne l'ont pas fait et le but malheureux qu'ils ont pris nous a donné des ailes. C'est malheureux pour eux et bien pour nous. On retiendra la victoire."
Laurent Guyot (entraîneur de Boulogne): "C'était un match frustrant à tous points de vue. Avant le premier
but monégasque, on y croyait. On pouvait ouvrir la marque et au lieu de ça, on prend un but et on perd un joueur dans la foulée. Même à dix, ony croyait. Après l'égalisation, on
aurait même pu croire aux trois points. Mais sur le talent d'un joueur, parce qu'il faut bien parler de talent, c'est Monaco qui l'emporte. Ça fait plusieurs matches où il y a
des points positifs mais avec zéro point au bout. On a senti que notre match nul au Mans (1-1) avait lancé une dynamique. Maintenant, comme après chaque défaite, il va falloir
relancer psychologiquement la machine. La sentence est cruelle".
24/10/2009 Info France 3
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