Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 12:00

 


Senseo vs Nespresso : dis papa, c'est quoi les différences techniques ?

Pour combler les soirées un peu longues, quelques sujets sont indémodables et propices aux débats : chat ou chien, éolienne ou nucléaire et depuis peu : Senseo ou Nespresso ? Partez armé : nous nous sommes demandés ce qui techniquement les distingue...
 
Qu’est ce que le café espresso (ou expresso) ?
Un espresso est un café très corsé avec un fort arôme.
Ce dernier est obtenu en faisant passer rapidement de l’eau chaude à travers du café finement moulu et torréfié*. Pour ce faire, l’eau doit être sous pression. Selon les spécialistes, les machines professionnelles nécessitent une pression de 9 ou 10 bars contre 14 à 15 bars pour les machines pour les particuliers.

*Torréfaction : pour commencer, regardons la composition des grains de café : eau (6 à 13%), sucres (30%). Le reste étant constitué de protéines, matières grasses et très peu d’alcaloïdes (substances organiques renfermant de l’azote). N’ayant aucun arôme ni saveur, les grains de café sont soumis à une forte chaleur (max : 250 °C). Sous l'effet de la chaleur, les sucres et l'eau donnent des caramels. Quand il n'y a plus d'eau, les sucres et les acides développent les arômes.
LesNumériques sort des clous. Un matin, plongés dans nos cafés respectifs, nous avons abordé la question existentielle : qui, entre Senseo et Nespresso, fait le meilleur café, et surtout pourquoi ? Car d'abord, qu'est-ce qui les différencie, elles et toutes les autres machines à espresso tant à la mode ? Sont-elles toutes identiques, la magie tient-elle dans la capsule métallique, dans le prix (plus c'est cher, meilleur c'est ?) ou finalement est-ce une histoire de pression ? Il nous a fallu une énorme dose de mauvaise foi pour justifier que l'on plonge dans ce café : et si c'était une histoire de carte-mère, de processeur ou de mémoire ? Ca devenait alors un sujet pour nous...

Qui gagne la bataille des ventes pour l'instant ? La Senseo. Nespresso prend une volée, les autres une raclée...


A défaut de répondre à la question "qui fait le meilleur café ?" ( on peut commencer par qui se vend le plus - même si, entendons-nous bien, il n'y a pas forcément de cause à effet entre ces deux questions. En la matière, il se trouve que l'un des acteurs dispose d'une solide avance !

Part de marché en France (juillet 2009)

C'est intéressant, mais cela ne répond absolument pas à la question qui nous empêche de dormir, à savoir ce qui profondément distingue tous ces périphériques du matin. Pour le comprendre, il faut d'abord savoir comment fonctionnent ces machines, leurs grands principes...

Le fonctionnement d'une machine à espresso (source précieuse : mon-cafe.fr) :


Une machine à espresso fonctionne finalement un peu comme une imprimante, avec ses cartouches d'encre. Ce n'est pas surprenant en fait : une des légendes de naissance de l'imprimante couleur (il y en a plusieurs) relate l'histoire d'un ingénieur épris de sa machine à café et qui s'en serait largement inspiré pour faire sortir du cyan, du magenta et du jaune en plus du noir, en toutes petites gouttes, et sur du papier à la place d'une tasse.

une cafetière, c'est une imprimante renversée finalement...

Comme décrit par ce schéma scientifique de haut niveau,
l'eau est aspirée par une pompe jusqu'à un réservoir interne où elle est chauffée à 100 °C environ. Se crée ainsi de la vapeur ; une pression qui monte dans le réservoir qui propulse cette eau très chaude jusqu'à la dosette contenant la mouture de café. La combinaison "pression + température" se charge ensuite d'extraire les arômes de la mouture.
Votre expresso est alors prêt à être dégusté.

Comment faire un bon expresso ?

Aussi étonnant soit-il, une norme a été établie. Elle définit une quantité de café, sa mouture, la pression de l'eau et son temps d'infusion. Ainsi, pour une tasse de 30 ml : 
  • La dose de café finement moulu (mais pas trop) ne doit pas dépasser 7 grammes. Si la mouture est trop fine, elle vient s’agglutiner, le processus d’infusion est donc ralenti et dégrade ainsi la qualité de l’espresso.
  • L’eau, sous une pression comprise entre 14 et 15 bars, doit être à une température de 88-90°C pour un mélange pur arabica et 95°C pour un mélange avec robusta (goût plus amère). Attention, une eau trop chaude provoque de l’acidité, de l’amertume et un arrière goût désagréable.
  • Le temps de percolation est également un élément clé pour réussir son espresso. 25 secondes suffisent à dégager la majeure partie de l’arôme du café. Au-delà, un goût amer et désagréable vient se rajouter.

La théorie est claire, mais il faut bien avouer qu'avec une machine domestique, on a peu, voire pas du tout de contrôle sur tous ces facteurs. Ce qui est facilement mesurable en revanche, c'est le prix au café :

Prix de revient minimum et maximum d'un café en euros


Mis à part Senseo, qui a un système dit ouvert, toutes les autres machines ont un format propriétaire. Ils sont de ce fait les seuls à vendre les dosettes compatibles avec leurs produits. Toutefois, les brevets qui protègent le format de leurs capsules n'ont rien d'éternels.
 2012 signera par exemple la fin de l'exclusivité de Nespresso.
Des concurrents arriveront probablement, avec à la clé d'éventuelles baisses de prix.

Une pression allant de 1,5 à 19 bars

Bien que les constructeurs livrent peu d’informations sur les caractéristiques techniques de leurs produit, il en est une que l’on peut connaître facilement : c’est la pression exercée sur la dosette.


Pression par machine exprimée en bars


Mais alors : ce ne sont pas toutes des machines à expresso ?

C'est effectivement la conclusion la plus évidente :
 les Senseo et Tassimo, avec respectivement 1,3 et 3,3 bars, ne sont que des cafetières filtres lookées, un peu plus évoluées. Leurs dosettes sont censées être optimisées, en termes de quantité de café, de mouture aussi. Pour en avoir expérimenté un très grand nombre, la plupart des dosettes Senséo et compatibles sont décevantes. En revanche, la rédaction a déjà consommé une très impressionnante quantité de dosettes Lavazza... (même si depuis peu nous avons changé de système).

Par contre, les appareils A Modo Mio, Dolce Gusto et Nespresso, exercent respectivement 14, 15 et 19 bars ; elles entrent donc bien dans la catégorie des machines à espresso.

Deux points importants à vérifier avant d’acheter

Il faut se méfier des machines premier prix et ce quel que soit leur marque. Souvent elles ne possèdent ni contrôle électronique de la température, ni contrôle du volume du café. Comme nous l’avons vu plus haut la température de l’eau est un des éléments qui intervient dans le goût de votre espresso, sans contrôle de celle-ci. Le goût de votre boisson ne sera jamais le même d’une tasse à l’autre. Quant à l’absence de contrôle du volume, elle induit que ce sera à vous d’arrêter la machine quand vous estimez en avoir assez .

Alexandre Botella / Pierre-Jean Alzieu 12 Décembre 2009
Pour voir les différents modèles de machine, cliquez sur le lien:
http://www.lesnumeriques.com/article-931.html
Par Doc - Publié dans : High-Tech - Communauté : Culture ignorée par la plupart
Laisser un commentaire
Retour à l'accueil

Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008

Présentation

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés