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Forêt de Haguenau
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Les Echos fait savoir que « le vaccin contre la grippe pandémique fabriqué par Sanofi-Pasteur a reçu hier son autorisation
de mise sur le marché accordée par l'Afssaps ».
Le quotidien précise que ce vaccin
« est particulièrement recommandé pour trois catégories de populations, dont les systèmes immunitaires sont immatures ou
fragilisés : les enfants de 6 à 23 mois, les femmes enceintes et les patients ayant subi une transplantation d'organe ou
atteints de troubles auto-immuns graves ».
« Il sera soumis aux procédures de pharmacovigilance « renforcées » mises en place pour repérer les effets indésirables de tous les vaccins », poursuit le journal.
Philippe Lechat, directeur de l'évaluation des médicaments à l'Afssaps, observe à ce propos : « Pour l'instant, nous sommes dans une zone de quatre effets indésirables pour 100.000 vaccinés. Ce
ratio est similaire à celui que nous connaissons avec la grippe saisonnière ».
Le Parisien observe pour sa part que
« le vaccin pour les femmes enceintes est arrivé ».
Le journal cite Jean Marimbert, directeur général de l’Afssaps, qui remarque que « comme on ne dispose pas de données suffisantes sur l’innocuité à terme des vaccins adjuvantés sur cette
population, il est préférable par précaution de leur prescrire un vaccin sans adjuvant ».
La Croix précise que « les femmes enceintes en deuxième ou troisième trimestre de grossesse, et les bébés de 6 à 23 mois sans facteur de risque particulier, seront destinataires au premier chef,
ainsi que les personnes immunodéprimées ».
Le ministère de la Santé indique que
« la vaccination commencera vendredi 20 novembre».
De son côté, Paul Benkimoun se penche dans Le Monde sur « les quatre raisons d’une crise de confiance », « toutes exacerbées par la crise économique : celles liées aux incertitudes, les liens
entre santé et argent, les réactions au cours suivi par la pandémie et une crise de confiance durable à l’égard des gouvernants et des institutions ».
Et Libération livre les propos du Pr Pierre Coriat, président de la commission médicale des hôpitaux de Paris, qui a écrit dans un courrier que « la vaccination des soignants doit avoir une
valeur d’exemplarité pour la population générale… Une défaillance du fait d’un désengagement des responsables médicaux aurait des conséquences catastrophiques en termes de santé publique mais
aussi sur notre image ».
Pierre-Marie Girard, qui dirige le service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, réagit : « Je trouve cela scandaleux. […] Depuis un mois, je multiplie les réunions dans
mon service pour que le personnel se vaccine. Je leur dis : faites-vous vacciner, d’abord pour vous et votre santé.
Libération note que « cela marche : près de 60% du personnel de son service est vacciné ».
Laurent Frichet Tsavopresse 17/11/2009