Partager l'article ! Grippe A : Moins de décès qu'avec la grippe saisonnière: La grippe A tue moins que le virus saisonnier ...
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Laboratoire de test du vaccin contre la grippe A (H1N1)
© France 2
C'est ce qu'indique le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), qui souligne que la pandémie actuelle effraie car elle touche
les enfants, qui échappent habituellement aux complications.
En revanche, les personnes âgées, qui constituent les victimes de prédilection de la grippe saisonnière, sont relativement épargnées.
Il y a certes des patients qui décèdent du virus A/H1N1, mais "c'est une très petite proportion des gens atteints", explique le chef de
l'unité Préparation et réponse de l'EDC, Denis Coulombier.
Certains immunisés grâce à la grippe espagnole ?
Depuis son apparition au printemps,
le A/H1N1 a tué au moins 4.525 personnes dans 191 pays et territoires, selon les derniers chiffres de l'OMS. Mais la proportion des décès dus au A/H1N1 s'élève à 0,2 - 0,3 pour mille, soit un taux "inférieur à la grippe habituelle" qui tue à peu près un patient sur mille.
Cela vient peut-être du fait que le virus A/H1N1 est une évolution du virus H1N1 à l'origine en 1918 de la pandémie meurtrière de grippe dite espagnole."Les gens qui ont rencontré le
H1N1 en ont gardé une trace et ont une certaine immunité" face au A/H1N1, explique M. Coulombier, tout en soulignant que cette théorie n'était encore qu'une "hypothèse".
Une seconde vague de A/H1N1 attendue
L'ECDC, qui assure une surveillance planétaire des maladies pour rendre compte de leur évolution et détecter les épidémies ou pandémies, attend une deuxième vague de contamination par le virus A/H1N1 "dans les semaines qui viennent".
"La bonne nouvelle, avant cette seconde vague, c'est qu'il n'y a pas d'explosion de cas, que nous ne serons pas pris de vitesse", selon le Dr Coulombier.
En a-t-on trop fait au sujet de ce virus ?
Alors, avec le recul, peut-on parler d'hystérie collective provoquée par l'apparition de ce virus ?
"Nous avons eu une période d'anxiété car la première phase est allée très très vite et la situation était peu claire au Mexique", où le virus a été remarqué pour la première fois, rétorque
le Dr Coulombier.
Néanmoins, "nous avons bien fait de nous préparer comme ça, affirme-t-il. Nous devons toujours nous préparer au +pire scénario plausible+ et tout le travail fait incluait la
possibilité d'une pandémie très sévère. Nous n'avons donc pas commis d'erreur de préparation et l'évolution (de la pandémie) est une chance du ciel".
La seule erreur qu'il concède, c'est "que nous étions tournés vers l'Asie" depuis la grippe aviaire et que le A/H1N1 "est arrivé dans notre dos".
14/10/2009 Info France 3