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Il a révélé avoir demandé aux ministres de la Santé et de l'Intérieur d'"ouvrir un plus grand nombre de centres" de vaccinations et d'"élargir leurs plages d'ouverture", surtout le mercredi et le samedi.
Le ministère de l'Intérieur a confirmé samedi que des moyens supplémentaires, dont le recours aux services de santé de l'armée,
seraient mobilisés.
"650 internes sont mobilisés quotidiennement dans les centres, des médecins du travail viennent renforcer les
centres de vaccination et enfin, le service de santé des armées va être appelé en renfort", selon un communiqué du ministère.
"Des instructions ont été données aux préfets pour, d'une part, ouvrir très rapidement les 1.080 centres installés sur l'ensemble du territoire métropolitain (2/3 à ce jour sont
d'ores et déjà ouverts) et, d'autre part, en allonger les plages d'ouverture et accroître leur capacité, notamment les mercredis et les samedis", précise l'Intérieur.
Dans l'Hexagone, depuis quelques jours, les centres de vaccination sont pris d'assaut, alors que l'épidémie a pris un tour nouveau en fin de semaine avec l'annonce
de deux décès dus à une mutation du virus en France.
D'où l'intervention de Nicolas Sarkozy vendredi soir, en marge d'une conférence de presse à Trinité-et-Tobago. "À ma connaissance, il y en a un peu plus de la moitié seulement (de
centres, ndlr) qui sont ouverts sur un potentiel de un peu moins de 1.200", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Il faut prendre au sérieux cette épidémie de grippe (...) Si nous avons acheté
des millions de vaccins c'est parce que nous avons anticipé ce problème." Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a estimé que le gouvernement et les médias devaient garder leur sang
froid et ne pas "surréagir en permanence".
"Aujourd'hui en France, 750.000 personnes ont été vaccinées. Les demandes sont très nombreuses depuis quelques jours. L'épidémie est une réalité", a-t-il plaidé.
Alors qu'on lui demandait si lui-même s'était fait vacciner, Nicolas Sarkozy a laissé entendre qu'il allait le faire. "C'est difficile de dire aux gens 'Vous avez raison de
vous faire vacciner' et ne pas se faire vacciner soi-même."
De son côté, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a appelé vendredi "au civisme de chacun" pour permettre aux personnes les plus fragiles de se faire vacciner dans l'ordre de
priorité établi par le gouvernement.
28/11/2009 Info France 3