Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 20:00

 

Comment mesure-t-on l'épidémie de grippe A?

Et si vous aviez la grippe A sans le savoir ?
Courbaturé et/ou fiévreux, vous filez chez le médecin pour un diagnostic.
Sauf que vous n'en ressortez pas plus avancé...
Et pour cause: impossible pour un généraliste de différencier une grippe A d'une grippe classique, les symptômes sont les mêmes. «On repère les symptômes grippaux, mais de là à dire si c'est une grippe A, B ou C, on ne peut pas savoir», assure une généraliste installée à Lille. Comment sont alors recensés les grippés?

 D'où sortent les chiffres brandis par le ministère?

Seule solution pour trancher, le test de dépistage. Au tout début, quand le virus ne touchait encore qu'un petit nombre de personnes facilement repérables (de retour de l'étranger), les cas suspects étaient systématiquement hospitalisés et testés. La méthode avait l'avantage de la précision mais est devenue inapplicable en période d'épidémie.


Des tests pas systématiques
L'Institut de veille sanitaire (INVS), qui publie chaque semaine un bulletin épidémiologique, a donc changé de procédé, passant du recensement exhaustif à une estimation statistique dite de «surveillance populationnelle». Désormais, les médecins de ville ont consigne de n'hospitaliser qu'en cas de complications. «Au début, on savait à quoi s'en tenir. Maintenant que les tests nous sont interdits parce qu'ils sont trop chers (entre 200 et 300 euros le test, ndlr), on est dans le doute. Tant qu'il n'y a pas de facteur de risque, on ne va pas plus loin. Dans la majorité des cas, on ne peut pas dire à 100% que c'est une grippe A», constate le docteur Jean-Pierre Le Roy, généraliste à La Rochelle.


Comment l'INVS établit-il ses statistiques?
Première donnée: le nombre de «consultations pour grippe» enregistrées par des médecins témoins, dits «vigies» ou «Sentinelles», et par SOS médecins.

Le docteur Michel Béhar fait partie des 1.300 médecins volontaires du «réseau Sentinelles». Chaque soir, comme il le fait depuis des années pour la varicelle, les diarrhées aigues, ou les tentatives de suicide, il fournit via internet un certain nombre d'informations sur ses patients présentant des symptômes grippaux. «Il faut qu'ils aient 39 de fièvre, un syndrome respiratoire et des courbatures. Les critères sont stricts...» Quitte à ne pas comptabiliser des grippes moins sévères. «Bien sûr, on peut avoir la grippe A avec un petit 38, on sait d'ailleurs que 30% à 40% des porteurs du virus n'ont pas de symptômes, explique Thierry Blanchon, responsable adjoint du réseau Sentinelles. L'important n'est pas de compter tout le monde mais bien de suivre une tendance, pour savoir comment évolue l'épidémie en France semaine après semaine».

La plupart des grippes sont des grippes A

En parallèle, l'INVS établit une surveillance virologique à partir des quelque 2000 prélèvements réalisés chaque semaine, à des fins statistiques, par les 600 généralistes et pédiatres «vigies» du réseau des Grog (Groupe régionaux d'observation de la grippe). L'INVS en déduit le taux de circulation de la grippe A. «Si l'on prend la semaine du 26 au 31 octobre, en Ile-de-France, 60% des prélèvements étaient positifs à la grippe A. Autrement dit, en ce moment, un Francilien qui a l'air grippé a 60% de "malchance" de faire une grippe A», résume le docteur Jean-Marie Cohen, coordinateur du réseau des Grog. «On est bien là dans un raisonnement probabiliste».

Au final, rien ne permet donc de connaître le nombre exact de personnes touchées par la grippe A. Cela n'a pas d'incidence quant à la prise en charge médicale. Tous les médecins le répètent, «le traitement est le même quel que soit le type de grippe. On ne donne pas du Tamiflu comme ça».
En revanche, les chiffres jouent un vrai rôle dans le message politique, a fortiori lorsqu'il s'agit d'encourager une vaccination boudée par les Français.

Libération 10/11/2009

Par Doc - Publié dans : Actualités - Communauté : Infos en tout genre
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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