Jeudi 15 octobre 2009
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Les Bleus gardent le rythme
Karim Benzema perfore la défense autrichienne
© AFP - FRANCK FIFE
En attendant les barrages, l'équipe de France a pris confiance en battant l'Autriche au Stade de France 3-1.
Malgré une équipe remaniée, les Bleus ont pris leur revanche sur les Autrichiens, les seuls à leur avoir infligé une défaite dans ces éliminatoires.
Titularisé en pointe, Benzema a débloqué le match d'une tête plongeante tandis que Henry a assuré le KO. En 2e période, Gignac scellait la réconciliation avec le public francilien d'une superbe
frappe.
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Match pour du beurre ou vraie répétition avant les barrages, Raymond Domenech a tranché en alignant une équipe bis face à l'Autriche. Le
résultat fût pourtant à la hauteur grâce à une envie et une euphorie communicative. De Lloris à Benzema, les Bleus ont donné satisfaction. De retour de suspension, le portier tricolore
a notamment marqué des points aux yeux de Domenech grâce à une belle envolée sur un tir de Maierhofer, parfaitement servi par Janko (14e). Quant à Benzema, il a lui aussi tapé
dans l'œil du sélectionneur. Sur un mauvais renvoi autrichien, Malouda centrait pour le Madrilène qui marquait d'une superbe tête plongeante (1-0, 17e). Ce but concrétisait une bonne
entame française, généreuse et quelque peu désordonnée. Mise en confiance par ce but, l'équipe de France continuait d'accélérer. Si Escudé manquait le KO de la tête sur un coup franc
lointain (24e), il ne tardait pas à arriver grâce à une faute imaginaire sur Sissoko. Sans pitié, Henry transformait le penalty en force (2-0, 26e). Un qui se régalait, c'est Florent
Malouda, véritable aspirateur du ballon sur le flanc gauche. Très à l'aise techniquement, le milieu de Chelsea lançait Govou devant Payer mais le Lyonnais perdait son duel (28e).
Très à l'aise -trop ?-, la France se faisait surprendre au retour des vestiaires. Presque sans opposition, Hoffer perforait la défense française. Son tir était repoussé par Lloris mais
Janko, plus prompt que Fanni, réduisait le score (2-1, 47e). Le chantier de la défense (NDLR : Domenech a concocté une charnière sévillane Escudé – Squillaci, Fanny et Clichy évoluant
sur les côtés) est toujours béant. Devant, Henry se tenait la cuisse et laissait sa place à Gignac (51e). L'occasion de voir son association avec Benzema. Elle se manifestait sur une
combinaison audacieuse mais le Toulousain tardait à tirer (61e). Gignac se rattrapait cinq minutes plus tard. Lancé à gauche, il repiquait vers le centre et trompait Payer d'une
merveille de frappe enroulée (3-1, 66e). Sur le banc, Henry a dû apprécier en connaisseur. Menée 3-1, l'Autriche continuait à jouer le jeu et cela offrait un spectacle vivant.
Non-sélectionné depuis l'Euro, Bafé Gomis faisait lui son retour en Bleu pour un quart d'heure. Auteur de plusieurs déviations de la tête, le Lyonnais n'avait pas d'occasion de but à se
mettre sous la dent. Qu'importe car le contrat était rempli par ces Bleus bis, à savoir entretenir la flamme avant le feu des barrages de novembre (14 et 18). La pression devrait
d'ailleurs monter dès lundi avec le tirage au sort.
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Domenech : "On sait ce qu'il faut faire"
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Q: Que retiendrez vous de ce match ?
R: "On a marqué des buts, eu de vraies bonnes séquences, de vraies bonnes périodes. On était 24 et quelques uns n'étaient pas là. Les joueurs ont montré envie et détermination, ils ont
eu envie de presser l'adversaire. C'est cet ensemble là, quels que soient ceux qui rentrent, qui font un groupe. On a envie d'aller en Afrique du Sud et on sait ce qu'il faut
faire."
Q: Y-a-t-il eu relâchement à la fin ?
R: "Non, l'adversaire a posé des problèmes."
Q: Les Bleus ont fini difficilement
R: "Ca prouve que c'était un adversaire solide, qui a posé des problèmes physiques. On a l'impression qu'on est en dedans, mais physiquement ils étaient très performants."
Q: Henry est-il sorti blessé ?
R: "Un petit peu, on verra dans deux-trois jours, on a évité tout risque, mais je ne sais pas encore comment il va réagir derrière."
Q: Quel est l'enseignement ce match avec tous ces remplaçants ?
R: "La vérité sera dans un mois. L'important était de garder cette dynamique. J'espère que dans un mois on sera dans le même état d'esprit."
Q: Pourquoi Henry et Govou ont débuté au milieu de tous ces remplaçants ?
R: "On a besoin toujours de cadres et c'étaient les deux plus vieux et ils n'avaient pas de cartons. Quand une équipe est remodelée, on a besoin de solidité."
Q: Marquer tôt comme ce soir, c'est bien...
R: "Avant on a souffert et quand on a pressé, on a marqué. Mais je n'ai pas de préférence: à la 17e, 30e minute, pourvu qu'on marque. Et dans un mois si on marque à la 90+4, on prendra,
c'est sûr."
Q: Avez-vous une préférence pour les barrages ?
R: "Je n'ai pas de préférence, ma préférence, c'est d'aller en Afrique du Sud, ce sera un adversaire coriace qui voudra se qualifier pour l'Afrique du Sud."
Q: Que ferez-vous le jour du tirage ?
R: "Je serai à Lyon pour une opération +un but pour la vie, un but pour l'emploi+".
Q: Platini a dit que la France n'avait pas actuellement une grande génération...
R: "L'essentiel est d'avoir une génération qui se qualifie, elle aura le temps de grandir, le temps permet de faire de grandes générations, les générations spontanées, ça n'existe pas
en football."
Q: Lloris gardera-t-il les buts en barrages ?
R: "C'est dans un mois, je ne sais pas ce qui se passera dans un mois."
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Réaction:
André-Pierre Gignac (attaquant de l'équipe de France):
"Je suis toujours aussi content d'être
décisif, mais le principal, c'est le contenu du match. Je pense qu'il a été bon et que c'est une bonne répétition pour les barrages. (sur sa confiance en Bleu) Il y a un super groupe, j'ai
bénéficié d'un bon travail de récupération. Cette confiance s'est installée parce qu'on a confiance en moi et parce que je me sens bien au sein du groupe, et que j'ai vraiment envie de prouver
que je peux jouer en équipe de France. Il y a une vraie dynamique, le dernier stage nous a fait énormément de bien, le match en Serbie de même. Ca prouve qu'on peut aller loin. (sur les
adversaires potentiels en barrages) Peu importe l'adversaire, l'équipe de France a les moyens de battre n'importe quel adversaire. Ce serait bien d'aller à l'extérieur en premier pour recevoir au
retour. Il va falloir s'arracher, faire ce qu'on fait en ce moment en marquant des buts et en déroulant vraiment".
Xavier Richard 14/10/2009 Info France 3
Par Doc
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Publié dans : Sport
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