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Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux): "Si on se réfère au score, on peut penser qu'on a eu des difficultés à battre
cette équipe de Monaco. En revanche, si on analyse le match, on s'aperçoit que Bordeaux a été très dominateur. Il fallait être patient. Monaco avait des joueurs
offensifs à surveiller. Ils avaient l'option de nous laisser le ballon et d'empêcher Bordeaux de relancer, cela nous a un peu gênés dans la mesure où on a
l'habitude de construire le jeu. Là, on a sauté les lignes et on s'aperçoit que quand on a des joueurs comme Marouane Chamakh, c'est très appréciable. On produit
du jeu, des occasions, on a eu un gardien (adverse, ndlr) qui fait un bon match voire un grand match. Selon mes statistiques, on a 17 occasions de but et on en
concrétise une. Je suis satisfait de la victoire et du jeu. C'est agréable de voir le classement, ce soir. En cas de victoire, on savait très bien qu'on serait
premier et on s'aperçoit que des équipes peuvent perdre des points. Mais pour moi, il faut toujours se concentrer sur notre performance."
Guy Lacombe (entraîneur de Monaco): "Sur le plan des actions, le résultat est logique. Le problème est qu'on a des possibilités mais il ne
faut pas les rater. A Bordeaux, c'est toujours comme ça. Sur un coup de pied arrêté, ils vous marquent toujours un but. C'est dommage qu'on n'ait pas pu
concrétiser. Le danger sur les coups de pied arrêtés vient du fait qu'ils ont trois joueurs à 1,90 m et très bons de la tête et deux tireurs hors pair. Et comme
les autres peuvent aussi marquer... On l'a vu ce soir avec Planus. On les a quand même inquiétés. A un moment donné, il faut un peu de réussite et on ne l'a pas
eue. On doit progresser dans la maturité, notamment sur les fautes près de la surface et sur les contres qu'on aurait pu mieux élaborer. Le positif est qu'on a
bien tenu dans le jeu et qu'on n'a pas concédé beaucoup d'occasions. Dans ces cas-là, il faut être bon sur les contres et d'habitude on est meilleurs. Il y a des
choses que l'on avait travaillées que je n'ai pas revues. Peut-être du fait de Bordeaux."
Alain Perrin (entraîneur de Saint-Etienne) : "Il y a beaucoup de frustration. Nous avons le sentiment d'avoir fait ce qu'il fallait pour
bousculer l'OL et d'avoir livré le match qu'il fallait faire. Nous avons fait jeu égal mais nous avons manqué le coche en première période. Il y a eu un peu de
fatigue, un fait de jeu, un coup de pied arrêté. Il n'y a rien qui va. C'est une succession. Il y a eu une grosse débauche d'énergie. Nous avons été rattrapés
par notre valeur athlétique et la valeur individuelle de l'adversaire. Regardez les images, nous aurions dû obtenir deux penalties (pour une faute de Cris sur
Bergessio et une faute de main de Cris). Cela fait partie des choses qui s'accumulent quand rien ne va. En reproduisant des matches de même facture, la tendance
va s'inverser. Je n'ai rien à reprocher aux joueurs. Il ne faut rien lâcher et rester dans le même état d'esprit".
Claude Puel (entraîneur de Lyon) : "Je suis satisfait. Nous avons livré un très bon match surtout en seconde période. Avant la mi-temps,
c'était difficile face à une équipe stéphanoise entreprenante. Le jeu était équilibré. Il est légitime d'avoir gagné au vu de l'emprise que nous avons eu en
deuxième période. Nous avons obtenu une grosse performance dans un endroit très spécial mais tout joueur rêve de jouer ce genre de match. C'est bien d'avoir
gagné ce derby pour nous et les supporteurs. C'était notre troisième match consécutif à l'extérieur (Liverpool, Nice, Saint-Etienne)".
Alain Casanova (entraîneur de Toulouse) : "Nous ne sommes pas passés loin de la victoire. Il aura fallu une relance hâtive et, au bout du
compte, je suis presque heureux de ne pas concéder une défaite. Mais je retiens le contenu défensif de mon équipe, qui a donné énormément de fil à retordre à
Marseille. Nous nous sommes bien réorganisés après l'exclusion de notre gardien (Pelé, à la 8e minute, NDLR). Je regrette seulement que nous ayons manqué de
maîtrise à la récupération du ballon, car nous aurions pu aller au bout. Je pensais que cela allait être difficile, mais cela l'a été finalement moins que je ne
l'aurais cru. Je félicite les joueurs pour leur don de soi et leur esprit de sacrifice."
Christian Gourcuff (entraîneur de Lorient): "Le match est décevant dans la maîtrise d'autant plus que le scénario a été favorable car on a
marqué en premier. On pouvait pressentir ce que serait la deuxième période. On a été incapable de faire face, incapable de contrôler le ballon. Le match nul est
satisfaisant. On aurait pu faire douter Lens davantage en tenant le ballon, en restant mieux. Au lieu de ça, on a été très poussif. Lens nous a posé des
problèmes sur des contres, des rushes. Il fallait être davantage collectif. C'est en net retrait de ce qu'on faisait. Une saison n'est pas linéaire. On fait
moins d'efforts quand tout baigne. On doit retrouver la générosité dans le jeu. La maîtrise accompagnera certainement. On n'a pas été assez costaud dans le
pressing, on n'a pas sorti le ballon correctement. On a trop subi à mon goût. Le nul n'est pas catastrophique. Il faut retrouver les sensations d'il y a quinze
jours".
Romain Sartre (joueur de Lens): "On aurait aimé gagner. Mais on a donné tout ce qu'on avait. C'est déjà positif par rapport au dernier
match. On a donné le maximum. On a des barres qui sont sortantes. Dès la première période, on a mis la pression. On a pris un but sur la première frappe et
aurait pu craquer. Il faudra rééditer ce genre de match. C'est important psychologiquement d'arrêter de perdre. Vu le match, il y a de gros espoirs. Il faut
s'appuyer sur ce match et faire plus d'efforts pour avoir la réussite. Il y a la frustration de ne pas avoir gagné. Le coach a fait son travail (avec des
déclarations sévères). On a en parlé entre nous. On n'a qu'une envie: rester en première division. On a du mal à retranscrire ce qu'on fait à l'entraînement mais
on ne doit pas lâcher".
Mecha Bazdarevic (entraîneur de Grenoble): "C'est difficile d'être lucide et d'analyser cette onzième défaite. Sur l'expulsion, je ne sais
pas ce qu'a fait David (Jemmali), mais ça a compliqué notre situation même si on a ensuite eu des occasions d'égaliser. On a encore pris un but de gamin. Quand
on fait de telles erreurs et qu'on n'est pas décisif offensivement, c'est dur. Mais tout nous tombe dessus. Et on perd encore David (Jemmali) mais aussi Danijel
(Ljuboja) qui s'est blessé."
Rudi Garcia (entraîneur de Lille): "On a pris les trois points et c'est une victoire essentielle pour nous dans un contexte difficile. Mais
les joueurs de Grenoble ont été très combatifs, ils n'ont rien lâché. On pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score mais il aurait fallu marquer plus
vite le deuxième but. On est resté à portée de Grenoble et on a même reculé dans les dix dernières minutes. Ils ont eu des occasions, on a eu de la
réussite".
Laurent Guyot (entraîneur de Boulogne-sur-Mer) : "Je suis évidemment très déçu. J'avais parlé de progrès dans le jeu depuis quelque temps.
On en a vu par bribes. Malheureusement, le constat est sévère. Autant après notre défaite face à Monaco (1-3, 10e journée, NDLR) j'étais déçu parce que le
contenu était bon, autant aujourd'hui, les rares phases de jeu développées ont été en nombre trop insuffisant pour espérer mieux. Notre état d'esprit nous permet
de revenir au score. Il nous reste ça, mais il ne faut pas se leurrer, ça ne suffit pas. On prend le deuxième but alors que nous jouions à onze contre dix. C'est
sans doute significatif de nos insuffisances. Ce sera compliqué, il ne faut pas se le cacher, mais il faut garder espoir."
Pablo Correa (entraîneur de Nancy) : "Notre victoire à Grenoble (2-1, 10e journée, NDLR) avait été mise sur le compte d'un brin de chance,
mais je n'étais pas d'accord. On a montré du caractère. La preuve encore ce soir. On a fait la différence à dix. Boulogne est un promu et on connaît, pour
l'avoir été, l'esprit qui anime un promu. Il a fallu beaucoup de caractère pour s'imposer ici, face à un adversaire qui boxe dans la même catégorie que nous. On
a joué sept fois à l'extérieur et quatre matches à domicile depuis le début du championnat et cela nous réussit plutôt bien. Si ça ne tenait qu'à moi, on
jouerait tous les matches à l'extérieur. Tant pis pour nos supporteurs, mais on leur paiera des bus."
Jean Fernandez (entraîneur d'Auxerre): "C'est bien ce que les joueurs ont fait ce soir. Gagner deux matches de suite à domicile, c'est
difficile, alors trois matches de suite, c'est encore plus difficile. Nous avons joué très compact en première mi-temps, en laissant peu d'espaces à l'adversaire
pour récupérer le ballon. Et en contre avec Jelen et Niculae, c'était plus facile. Mais on a joué une très bonne équipe de Montpellier qui nous a posé beaucoup
de problèmes avec la rentrée de Ait Fana. Heureusement qu'ils ont terminé à dix, et qu'ils ne réduisent la marque que dans les arrêts de jeu. Mais nous avons eu
beaucoup de réussite et c'est très important aussi dans la football".
René Girard (entraîneur de Montpellier): "Je suis un peu en rogne, car on est trop vite mené 2-0, et ça change un petit peu les choses dans
le match. Il y a alors une équipe qui joue un peu moins. Ce que je regrette, c'est que nous avons oublié ce qui était prévu au départ. Nous n'avons pas été
attentifs du tout, et on se fait contrer deux fois. Par ailleurs, encore une fois, je trouve lamentable qu'un garçon comme Costa, qui a certes du répondant, soit
expulsé pour deux cartons jaunes, alors que c'est lui qui se fait agresser. C'est d'une tristesse accablante. Quand on voit le nombre d'occasions que l'on a à
10, on ne sait pas à onze ce que nous aurions pu faire. Il faut comprendre que le football ne s'arrête pas ce soir à Auxerre. Samedi prochain, il y aura un
match, notre troisième en déplacement, où on aura encore un joueur en moins!".
31/10/2009 Info france 3
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