Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 16:00

 

Armes, dictatures… :
quand les banques pactisent avec le diable

 

Al Pacino dans "L'Associé du diable" (DR) 


Quand on arrive sur le site Secretsbancaires.fr, on est accueilli par une page sombre et une musique anxiogène.

Un décor adapté, puisqu'on y découvre une collection d'investissements moralement contestables que réalisent les banques françaises.

Parmi les entreprises ainsi financées, des fabricants de bombes à sous-munitions,

détruisant l'environnement ou soutenant des régimes répressifs.

Ce site a été lancé en juin par une coalition européenne d'organisations non gouvernementales, représentée en France par les Amis de la terre.

« Ce qu'on y montre est la partie émergée de l'iceberg », estime Yann Louvel, chargé de campagne finance privée dans l'ONG.

Les six ONG européennes du réseau Banktrack engagent des consultants ayant accès à des bases de données financières pour déterminer où les banques de ces pays (France, Espagne, Allemagne, Italie, Royaume-Uni et Belgique) prêtent de l'argent à des entreprises, ou gèrent ou commercialisent des produits financiers pour elles ou leurs clients :

« Nos consultants travaillent par thèmes : une semaine, ce sera les banques européennes finançant les agrocarburants en Amérique latine ; la semaine suivante, le financement d'activités nucléaires par des banques françaises. »

 

La Société Générale et la mine plus polluante du monde

Capture d'écran du site Secretsbancaires.fr 


Le résultat est parfois très choquant. Ainsi, on réalise que les trois grandes banques françaises présentes sur le site (BNP-Paribas, Société Générale et Crédit Agricole) ont des liens avec Textron, une entreprise américaine produisant des bombes à sous-munitions. La palme revient au Crédit Agricole, qui « détient ou gère pour compte de tiers des actions dans cette compagnie pour un montant de 9,83 millions de dollars ».

La Société Générale a « octroyé des prêts et émis des obligations » d'un montant proche pour Freeport McMoran, qui gère la mine la plus polluante du monde, en Indonésie. Quant à BNP-Paribas, elle a « émis des obligations et détient ou gère pour compte de tiers » environ… 260 millions de dollars chez Total, dont on connaît l'activité en Birmanie.

Comment réagissent les banques à ce déballage de leurs pratiques ? « En mars, elles s'étaient déjà engagées par rapport au fabricant de bombes à sous-munition, mais je n'ai pas de nouvelles », relate Yann Louvel.

Pour lui, tous les exemples publiés sur ce site montrent que « les banques n'ont pas de politique précise vis-à-vis de l'éthique de leurs investissements, et qu'elles peuvent se retrouver, volontairement ou non, dans ce genre de projets ».

Photo : dans « L'Associé du diable », Al Pacino dirige un cabinet d'avocats spécialisé dans la défense de firmes moralement corrompues (DR)
Rue89 Augustin Scalbert 08/11/2009.

Par Doc - Publié dans : Finances - Communauté : Culture ignorée par la plupart
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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