Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 09:30


Jean Todt aux commandes de la FIA

- Jean Todt - DR -

Jean Todt

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Jean Todt a été élu président de la Fédération internationale de l'automobile, en remplacement de Max Mosley.

Le Français (63 ans), ancien directeur de Peugeot sport et de la Scuderia Ferrari, a remporté la bataille face à l'ancien pilote de rallye, le Finlandais Ari Vatanen, lors de l'AG de la FIA (135 voix contre 49 et 12 abstentions). Max Mosley, président de la FIA depuis 1993, avait contribué durant ses 4 mandats à la sécurisation du sport auto.

Sa position avait été affaiblie en 2008 par un scandale lié à sa vie privée.

 

Une expérience incomparable

L'accession de Jean Todt à la présidence de la Fédération internationale de l'Automobile (FIA) constitue l'aboutissement logique pour un organisateur hors pair qui a porté Peugeot puis Ferrari au sommet. A 63 ans, ce natif du Cantal, qui bénéficiait du soutien du président sortant Max Mosley, dirigera désormais le sport automobile mondial après avoir connu le succès à chaque fois dans ses disciplines les plus prestigieuses: rallye, endurance puis Formule 1. Son sens de l'organisation, son souci du détail, son exigence, sa capacité de travail, sa faculté à s'entourer des meilleurs mais aussi sa taille modeste lui ont valu le surnom de "Petit Napoléon". Il est élu président de la FIA sept mois après sa démission de toutes ses fonctions de dirigeant chez Ferrari, constructeur le plus prestigieux du sport automobile qu'il a rétabli dans sa splendeur après avoir récupéré une écurie moribonde en 1993.

Il connaît une carrière fructueuse en tant que copilote de rallye, qu'il conclut en 1981 avec un titre mondial des constructeurs pour Talbot Lotus. Dès l'année suivante, Peugeot lui confie la direction de ses activités de course et Jean Todt crée l'équipe Peugeot Talbot Sport. Sa carrière de dirigeant est lancée et les succès vont rapidement s'enchaîner, notamment avec le pilote finlandais Ari Vatanen, son adversaire malheureux pour la présidence.

Peugeot Talbot Sport est sacré champion du monde des constructeurs en rallye en 1985 et 1986, années où ses pilotes coiffent aussi deux couronnes mondiales. Le constructeur français se lance alors dans le rallye-raid et s'impose quatre années de suite dans le Paris-Dakar, de 1987 à 1990. Refusant de laisser le moindre grain de sable enrayer son travail, Jean Todt n'hésite pas à désigner à pile ou face, entre Ari Vatanen et Jacky Ickx, le nom du vainqueur du Dakar en 1989, avec interdiction pour l'autre pilote Peugeot d'engager une lutte qu'il juge risquée.

Passé chez Ferrari, il exige de Rubens Barrichello, aux avant-postes depuis le départ, de se mettre quasiment à l'arrêt à quelques mètres de la ligne d'arrivée du Grand Prix d'Autriche pour laisser la victoire à Michael Schumacher, auquel était destiné un nouveau titre de champion du monde.

Après les victoires dans le Dakar, Jean Todt décide d'emmener Peugeot exercer sa domination en endurance. Là encore, la réussite est au rendez-vous, avec des sacres en 1992 et 1993 aux 24 Heures du Mans. A la même époque, Ferrari est à la dérive en Formule Un. La prestigieuse écurie italienne court vainement après un titre pilote depuis 1979 et après un titre constructeur depuis 1983. Jean Todt accepte le défi.

Sous sa direction, Ferrari renoue progressivement avec le succès au point de devenir invincible. Elle remporte le titre mondial des constructeurs de 1999 à 2004 et le titre des pilotes, avec Schumacher, de 2000 à 2004. Au total, l'écurie façonnée par Jean Todt décroche 98 victoires en Grand Prix et 13 titres mondiaux.

Parallèlement à ses succès sur les routes ou les circuits, il s'est impliqué dès 1975 dans les instances du sport automobile, dont il a pris désormais la direction. Avec l'ambition de rassembler et d'aider au mieux le sport auto qui ne vit pas la meilleure période de son histoire.

Désormais dans un nouveau rôle, Jean Todt se dit soulagé. "Ca a été une expérience extrêmement prenante. J'aime l'action, faire avancer les choses. Arriver à cette position de président de la FIA passait par une élection démocratique. J'ai trop vécu dans ce milieu pour savoir que les choses n'étaient pas acquises d'avance. Jusqu'à présent, on m'avait engagé pour mes qualités. Là, c'était un vote, quelque chose de fondamentalement différent. Je suis heureux de voir qu'autant de pays à travers le monde ont choisi de me soutenir ma candidature. Maintenant, tout le travail reste à faire." Sur les actions à mener justement, Todt se veut pragmatique. "Je suis contre l'idée de dire : il faut tout changer. J'ai parlé de changement constructif. Il faut s'adapter. Ce qui était vrai il y a dix ans ne l'est plus aujourd'hui, aussi bien en terme de mobilité qu'en terme de compétition automobile. Il faut faire des choix stratégiques et les appliquer." Pour cela, le nouveau président de la FIA rappelle que les compétences sont les bienvenues, notamment celle de Michael Schumacher.  "Il était avec moi aujourd'hui. C'est comme un fils pour moi. Il y aura toujours une place pour lui avant, pendant et après."
      

Le dossier du GP de France

A peine élu, Jean Todt a abordé le dossier du Grand Prix de France de F1. Un dossier sur lequel il dit s'être déjà penché.

"Ça fera partie des dossiers qu'on regardera, que j'ai commencé à aborder avec mes amis de la Fédération française du sport automobile, et avec quelques membres du gouvernement, l'époque avec le président de la République, le Premier ministre", a précisé le  nouveau président de la FIA."Je souhaite que la France ait un Grand Prix de F1".

La France n'a pas accueilli de Grand Prix en 2009 et ne figure pas sur le calendrier de la prochaine saison. Bernie Ecclestone, responsable des droits commerciaux de la F1, ne souhaite plus organiser la course à Magny-Cours pour des raisons logistiques. Plusieurs dossiers de remplacement sont à l'étude. Ce sera notamment l'un des chantiers de Jean Todt.


Vatanen taille la FIA

Mauvais perdant Ari Vatanen ? Il a en tous estimé cas que la " grande famille de la FIA méritait mieux" que ce vote qu'il estime contestable. "Quand des gens vous disent trois fois +je partage les mêmes valeurs de démocratie que vous+, qu'ils vous regardent dans les yeux en le disant et qu'après ils votent différemment, c'est très décevant, pas pour moi, mais pour la démocratie", a estimé Ari Vatanen dans un entretien avec l'AFP. "Peut-être ont-ils eu peur de perdre leur rallye ou leur course mondiale...", a avancé le Finlandais, ajoutant qu'une telle élection "prouvait qu'il est très très difficile", voire "impossible", de "changer la culture de la FIA".

"Je félicite Jean, mais la FIA, c'est autre chose", a estimé Ari Vatanen, ajoutant que "le poids du régime est tel que s'il doit continuer avec le même personnel, il aura du mal à révolutionner la culture" FIA sans "contrepoids", a-t-il ajouté. "Je suis très philosophe", a affirmé le Finlandais, 57 ans, après sa défaite, qualifiant cette dernière de "ricochet". "Moi, je vais chercher quelque chose d'autre d'intéressant à faire". La FIA avait annoncé le 16 octobre être l'objet d'un recours d'Ari Vatanen, qui lui reprochait son manque d'intégrité dans le processus électoral. L'ancien pilote, champion du monde de rallye et quatre fois vainqueur du Paris-Dakar, s'est désisté de son action quatre jours plus tard.

23/10/2009 Info France 3 par Grégory JOUIN (avec AFP)

Par Doc - Publié dans : Sport - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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