Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 15:52

"Ouvrons les yeux :


la France est insolvable !"

Pour résorber son déficit, la France devrait avoir une croissance de 7%. L'alternative : doubler les impôts. Après 37 années consécutives de déficit, notre marge de manoeuvre paraît bien maigre...

 

Quelle croissance faudrait-il en France pour retrouver le critère de Maastricht, soit 3 % de ce qu’il est convenu d’appeler le déficit ? Réponse : plus de 7 %. Une croissance que nous n’avons jamais connue depuis des décennies. Une croissance dont est bien incapable l’économie française, même sans crise mondiale : population vieillissante, lourde part de l’économie publique, systèmes administratifs rigides, nous brident depuis bien longtemps.

Ces 7 % ne sont pas un lapin sorti d’un chapeau. Je vous rappelle que notre dernier déficit public est supérieur à 10 %. Pour étaler le déficit d’une année, vous devez, l’année suivante, avoir plus de rentrée. Vous gagnez 100 et vous dépensez 110. Votre déficit est donc de 10, au lieu de 3. Vous êtes obligé de rentrer environ 107 l’année suivante pour contenir votre déficit à 110/107 soit environ 3 % (2,8 % précisément). Bien sûr, ceci suppose que vous limitiez votre train de vie et que votre outil de travail soit capable de monter en régime.

Vous comprenez pourquoi Monsieur Le Marché s’intéresse en ce moment à nos obligations d’État et les aime de moins en moins. Notre taux d’emprunt augmente, car sur le marché obligataire, lorsqu’une obligation baisse, son rendement monte. Les acheteurs de nos créances veulent être mieux rémunérés, estimant que le risque grandit.

De plan en plan avec de mauvaises hypothèses, le marché perd confiance

Faute de croissance, pour redresser la barre, il faut mettre en place  des plans d’austérité, qu’il serait plus juste d’appeler plans d’assainissement. Depuis fin juillet, nous en sommes au deuxième. À peine un plan élaboré, les hypothèses de croissance sur lequel il se fondait deviennent obsolètes : 1,75 % pour le plan de fin juillet ; puis 0,9 % pour le plan de fin octobre ; sachant que la croissance réelle sera proche de 0,2 % selon les dernières prévisions.

On comprend que Monsieur Le Marché s’agace … Supposez que, lourdement débiteur, vous présentiez à votre banquier des business plans successifs irréalistes, il commencerait à devenir nerveux.

En tant que citoyen vous devez cependant regarder d’autres chiffres que ceux de Monsieur Le Marché.

Les journaux et les media vous présentent toujours la situation économique en ratios dette sur PIB ou déficit sur PIB. Ceci suppose que l’État préempte toute la richesse nationale. Mais vous conviendrez avec moi qu’il faut bien vous vêtir, vous nourrir, vous loger et vous chauffer. Bref le PIB d’une nation n’appartient pas à l’État.

Il serait donc bien plus honnête de présenter les chiffres de déficit et de dette rapportés aux recettes fiscales. Là, c’est plutôt l’horreur, comme l’a très bien déjà démontré Philippe Herlin dans son livre France, la Faillite ?.

La pression fiscale, un inquiétant indicateur encore ignoré des marchés

La pression fiscale déjà existante est un important indicateur de solvabilité nationale. Si un État prélève déjà plus de la moitié de la production de richesse de ses citoyens, sa marge de manœuvre est beaucoup plus étroite que s’il en prélève 25 % (cas de la Grèce).

Or la France fait partie des pays à la pression fiscale déjà très élevée. Un Français travaille uniquement pour l’État jusqu’au 28 juillet de l’année civile, selon l’étude de Price Waterhouse Cooper’s pour l’institut économique Molinari.

Au taux auquel nous empruntons actuellement sur les marchés, la charge de la dette, c’est-à-dire le paiement des intérêts sur notre passif de 1 692,7 Mds€, absorbe 80 % de l’impôt sur le revenu. Chaque pourcent d’intérêt supplémentaire nous coûte 15 Mds€, soit le tiers des recettes de l’impôt sur le revenu.

Si vous raisonnez en tant que citoyen, vous comprenez vite que la France est insolvable.Personne n’acceptera de voir ses impôts doubler du jour au lendemain. Le taux de prélèvement atteindrait un niveau jamais vu dans l’Histoire.

C’est l’impasse : nous sommes insolvables, mais si nos créanciers l’admettaient, ce serait le chaos. La perte du triple A de la France portera un coup fatal à l’usine à gaz du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et signera la dislocation de l’Eurozone. Vous comprenez mieux la volatilité actuelle des marchés

Quelqu’un à qui on demandait comment il s’était ruiné aurait répondu : "au début tout doucement, puis très vite". C’est probablement ce qui nous attend après trente-sept ans de déficits.

Le bon côté de la faillite, c’est qu’elle réapprend à vivre selon ses moyens. Ce doit être ce que le jargon économique moderne appelle le "développement durable"…

22-11-2011 News Yahoo atlantico.fr

Par Doc de Haguenau - Publié dans : Finances - Communauté : Infos en tout genre
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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