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Haro sur les ambulances
Le Parisien constate en effet que « de plus en plus de patients dénoncent des dysfonctionnements et réclament plus de règles et de contrôles pour les
ambulanciers », une « profession paramédicale peu réglementée ».
« Formation et salaires minimalistes, horaires à rallonge, contrôles timides des autorités sanitaires… Les 50 000 ambulanciers privés […] travaillent souvent dans des situations rocambolesques »,
poursuit le journal.
Le Parisien livre le témoignage de proches de patients, ainsi que d’un ancien ambulancier, qui déclare :
« Quand j’ai commencé, je n’avais même pas mon brevet de secouriste. C’était un stress permanent : on ne savait jamais à quelle heure on allait
finir, aucune considération de nos patrons […].
Des ambulanciers n’ont pas la vocation. J’en ai côtoyé un qui ne faisait ça que pour s’amuser à conduire vite ».
Le quotidien interroge Thierry Schifano, président de la Fédération nationale des transporteurs sanitaires, qui « défend l’honneur de sa profession » :
« Il y a 1 à 2% d’ambulanciers privés qui ne respectent pas les règles, et nous les sanctionnons ».
Le Parisien remarque toutefois qu’« il n’y a aucun chiffre sur les sanctions appliquées. Le
ministère de la Santé affirme que les Ddass effectuent des contrôles réguliers, […] mais ne peut fournir aucun chiffre non plus ».
Le journal s’interroge : « A quand une certification ? », et fait savoir que le député Gaétan Gorce « vient de poser une question écrite à Roselyne Bachelot » sur le sujet. « Il y «attire
l’attention de Mme la ministre sur la question de la qualité du transport des personnes particulièrement vulnérables» », relève Le Parisien.
Laurent Frichet Médiscoop 0502/2010