Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 10:00


Liberté d’expression :
"Le devoir de réserve des Goncourt n'existe pas"

- Bernard Pivot (en 2007) - AFP/ALAIN JOCARD -

Bernard Pivot (en 2007)

© AFP/ALAIN JOCARD

"Le devoir de réserve des Prix Goncourt n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais"

"Ce serait bien mal connaître les écrivains que de croire  qu'il existe",
a déclaré mercredi Bernard Pivot.

"Ce qui est vrai, c'est que le Goncourt renforce une position, donne... une légitimité. Mais les propos que tiennent les lauréats n'engagent  qu'eux-mêmes, ils n'engagent en aucun cas l'Académie Goncourt et encore moins la  France".

Autre membre du jury Goncourt, Françoise Chandernagor rappelle pour sa part  que
"le devoir de réserve n'existe en droit que pour les fonctionnaires".
"Nous  ne dépendons pas de l'Etat pour donner le Prix Goncourt qui est de 10 euros",  a-t-elle souligné, estimant qu'Eric Raoult, à l'origine de la polémique, est  "complètement à côté de la plaque sur le plan politique et juridique".

Marie NDiaye veut calmer la polémique ...
De son côté, dans une interview diffusée mercredi sur Europe 1, l'écrivain a tenu à calmer la polémique et a rejeté l'idée d'un exil politique. "C'est très excessif. Je ne veux pas avoir l'air de fuir je ne sais quelle tyrannie insupportable", a-t-elle assuré. "Depuis quelques temps, je trouve l'atmosphère en France assez dépressive, assez morose. Il me semble qu'à Berlin, elle est plus exaltante", a-t-elle expliqué. Interrogée sur un lien direct entre son départ de France et l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, elle a répondu : "Je ne crois jamais qu'un seul homme puisse faire un pays". 

La lauréate du Goncourt demande à Frédéric Mitterrand de donner son avis


Plus tard sur France Info mercredi, Marie NDiaye a déclaré :   "J'aimerais beaucoup que Frédéric Mitterrand intervienne dans cette  histoire puisque c'est à lui que M. Raoult s'est adressé, et nous donne son avis  sur le devoir de réserve des Prix Goncourt et même tout simplement des  écrivains", a ajouté la lauréate. "Ce serait bien, a-t-elle ajouté, qu'il nous donne son avis et mette un  point final à cette affaire, qui est quand même assez simple"

Eric Raoult avait demandé au ministère de la Culture de rappeler la lauréate Goncourt au "devoir de réserve"
Le maire UMP du Raincy (Seine-Saint-Denis) a posé la semaine dernière une question écrite au ministère de la culture, appelant les Goncourt au "devoir de réserve", suite à une interview, publiée en août 
dans les Inrockuptibles, de Marie NDiaye, devenue depuis lauréate du Goncourt 2009. 

"Les prises de position de Marie Ndiaye, Prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu'elle trouve "cette France [de Sarkozy] monstrueuse", et d'ajouter "Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux", sont inacceptables", écrit Eric Raoult. " Ces propos d'une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l'égard de ministres de la République et plus encore du Chef de l'État. Il me semble que le droit d'expression ne peut pas devenir un droit à l'insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la Francese doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu'elle représente. C'est pourquoi, il me parait utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d'une plus grande exemplarité et responsabilité. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ce dossier, et ce qu'il compte entreprendre en la matière ?»

Marie NDiaye aux Inrockuptibles : "nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy"
Dans 
un entretien publié au mois d'août par le journal Les Inrockuptibles, la journaliste Nelly Kapriélian demandait à Marie NDiaye si elle se sentait bien "dans la France de Sarkozy". La romancière, qui s'est vu attribuer le 2 novembre le prix Goncourt 2009 au premier tour pour "Trois femmes puissantes" (Gallimard), avait répondu :

"Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité…Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus."

C'est bien la première fois, semble-t-il, qu'on évoque le "devoir de réserve" pour un lauréat du Goncourt.
Qui plus est, un "devoir de réserve" rétroactif puisque l'interview de Marie NDiaye avait été publiée en août, plus de deux mois avant qu'elle ne reçoive le prix Goncourt.
11/11/2009 Info France 3

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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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