2009
LES VACHES MAIGRES DE SARKOZY
ET
PEGGY LA COCHONNE A LA SANTE
Médicaments : les mutuelles refusent de compenser les baisses
de remboursement
Les Echos fait savoir que
« la Mutualité française a recommandé vendredi aux mutuelles santé de ne pas prendre en charge les médicaments dont le
taux de remboursement par la Sécurité sociale pourrait être abaissé à 15% en raison d'un service médical rendu «insuffisant, faible ou modéré» ».
Le journal note que selon l’organisme, « ce niveau de remboursement, prévu dans le cadre du
projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010, «n'a aucun sens» ».
La Mutualité française a ainsi indiqué : « Si un médicament est jugé efficace scientifiquement
par la Haute Autorité de santé, il doit être remboursé. Si ce n'est pas le cas, il n'y a pas de raison pour qu'il soit pris en charge par la solidarité nationale ».
L’Humanité constate également que la Mutualité française « a décidé de recommander à ses 800 mutuelles de ne pas rembourser du tout les 110 produits visés ».
« D’autant que cette pilule amère pourrait bien n’être qu’un hors-d’œuvre :
une fois institué, ce taux de 15% pourra en effet être appliqué à de nouvelles vagues de produits », poursuit le quotidien.
La Mutualité française estime que « cette mesure pourrait conduire à terme à une baisse de
remboursement massive de l’ensemble des médicaments en médecine de ville, même parmi les plus efficaces ».
Le Journal du Dimanche aborde aussi la question et cite Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, qui déclare : « Nous devons expliquer à nos adhérents que l’argent issu de leurs cotisations ne doit pas servir à financer des traitements qui n’ont pas ou peu
d’intérêt thérapeutique. Notre but n’est pas d’enrichir les labos ».
Le journal précise que « chaque mutuelle restera toutefois libre d’appliquer ou non la consigne », puis indique qu’« une petite révolution se prépare. Un amendement du député UMP Yves Bur doit autoriser les complémentaires à savoir quelles molécules sont
prescrites aux patients qu’elles couvrent (uniquement pour les médicaments remboursés à 0% ou 15%) ».
Yves Bur explique : « Aujourd’hui, les complémentaires sont des payeurs aveugles. Grâce à cette mesure, elles pourront choisir au cas par cas de rembourser ou non les médicaments qu’elles
considèrent comme les plus efficaces ».
Laurent Frichet Tsavopresse 26/10/2009