Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 07:28


«Blacks» et binationaux : Laurent Blanc a bien franchi la ligne jaune

Le sélectionneur de l’équipe de France a reconnu les propos rapportés par Mediapart samedi et a présenté ses excuses.


Samedi en milieu de matinée, Mediapart met en ligne une transcription de la fameuse réunion du 8 novembre dans les bureaux de la fédération française de foot, où des propos discriminatoires auraient été tenus. Les intervenants ont franchi la ligne jaune par deux fois. La première par Laurent Blanc, sélectionneur des Bleus : «En France, on a l’impression qu’on forme le même prototype de joueurs : grands, costauds, puissants. Grands, costauds, puissants. Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les Blacks. C’est comme ça.» Des Noirs disposant d’un avantage génétique : on tombe de l’armoire.

«Éradiquer». On en vient au deuxième franchissement. Il concerne les binationaux, c’est-à-dire ceux qui, parce qu’ils ont un grand-parent étranger, peuvent choisir à tout moment de représenter la sélection de ce pays d’origine. Blanc : «Moi, ça me dérange beaucoup. A mon avis, il faut essayer de l’éradiquer. Et ça n’a aucune connotation raciste. Quand les gens portent les maillots des équipes nationales des 16 ans, 17 ans, 18 ans, 19 ans, 20 ans, espoirs et, qu’après, ils vont jouer dans des équipes nord-africaines ou africaines [qui bénéficient dans les faits de ces joueurs binationaux formés en France, ndlr], ça me dérange énormément. Je dis pas qu’on va l’éradiquer, mais le limiter…» Eric Mombaerts, sélectionneurs des Bleus espoirs : «Donc il faut 30% ? Un tiers de gamins qui peuvent changer [de nationalité] ?» François Blaquart, directeur technique national : «Même pas[30%]. Faut faire un projet. Moi, j’ai dit à Gérard [Prêcheur, directeur de l’INF Clairefontaine, vaisseau amiral de la formation à la française] qu’on allait se voir pour le concours et qu’on limite. Qu’on soit beaucoup plus pertinent dans l’approche, y compris l’évaluation sur l’état d’esprit et ainsi de suite […]. Surtout, qu’on se donne quelques garanties ! L’idéal, effectivement, c’est de dire, mais pas officiellement : de toute façon, on ne prend pas plus de tant de gamins qui sont susceptibles de changer [de nationalité] à terme.» En clair, contrairement à ce que niaient en bloc les représentants de la fédération vendredi (y compris Blanc), Blaquart évoque un possible quota sur les gamins dont un grand-parent n’est pas français, quota qui s’appliquerait dès le début de la formation, c’est-à-dire vers 12-13 ans : ce qui est discriminatoire.

En milieu d’après-midi, Français Blaquart est suspendu de ses fonctions de DTN avec «effet immédiat», une décision prise par Chantal Jouanno, ministre des Sports, et Fernand Duchaussoy, président de la FFF. Blaquart se dit «anéanti» : «Toute la DTN a été piégée sur ce projet-là […] Qu’une réflexion comme ça soit enregistrée, c’est scandaleux.» Confirmant l’exactitude du verbatim de Mediapart, il estime son exploitation hors de proportion : «Il y a eu des maladresses, mais c’était dans une discussion interne et passionnée. Rien de nocif[…]. Cette histoire de quota a été abandonnée.»

Dans un bref communiqué, Blanc confirme aussi les mots publiés par Mediapart. Et s’excuse : «Ce débatavait pour objectif d’envisager le futur du football français et donc d’aborder le lourd et délicat problème des joueurs à double nationalité. Que certains termes employés au cours d’une réunion de travail sur un sujet sensible et à bâtons rompus puissent prêter à équivoque, sortis de leur contexte, je l’admets et si, pour ce qui me concerne, j’ai heurté certaines sensibilités, je m’en excuse.» Il parle ensuite de malveillance, fustigeant ceux qui, «avec ces procédés douteux, mélangent tout et font un mal considérable, et pas seulement au football français». En fin de soirée, André Merelle, ancien directeur de l’INF en procès avec la FFF, charge Blaquart sur Europe 1 : «Il a ce qu’il mérite. Il ne parlait pas de quota explicitement. A chaque fois qu’on faisait un concours et qu’on parlait de nos joueurs, il disait toujours : "Tous vos Blacks." Comme si on faisait exprès de ne prendre que des Blacks et des Beurs au détriment des petits Blancs.»

 

«Imbécile». L’affaire a bien évidemment pris un tour politique. Les quotas ? «C’est inacceptable, c’est terrifiant, c’est imbécile», lance Martine Aubry. La première secrétaire du PS déplore les regrets «tardifs» de Laurent Blanc. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, flingue Jouanno et Duchaussoy : «L’empressement du ministère des Sports et de la fédération à mettre à pied le DTN est ahurissant. Ce dernier a tout bonnement été sacrifié sur l’autel de la bien-pensance.»

Laurent Blanc raciste ? Au bord des terrains, on ne veut pas y croire (lire ci-contre). «Non», répond l’association Foot solidaire, qui lutte contre l’exploitation et le trafic de jeunes joueurs africains. Quant à Lilian Thuram, ancien coéquipier de Blanc en bleu, il voit dans l’affaire des quotas «un vrai scandale» et dans la question des binationaux «un faux problème».

Par GILLES DHERSGRÉGORY SCHNEIDER liberation.fr/sports News Yahoo 02/05/2011

Par Doc de Haguenau - Publié dans : Sport - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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