Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 20:00

 

Le réseau Voltaire serait-il censuré ?

Le réseau Voltaire et son animateur principal, Thierry Messian, ont fait couler beaucoup d’encre et de salive ces dernières années. On se rappelle bien sur les doutes sur le déroulement des événements du 11-Septembre tels qu’ils sont rapportés par le rapport officiel états-unien. D’autres enquêtes avaient entraîné auparavant, et depuis, des réactions aussi vives. Or il se trouve que, depuis pus d’un mois, le site du réseau Voltaire est inaccessible. Assiste-t-on à un exemple de censure de l’expression ? Et, si oui, quelles en sont les conséquences ?

Le réseau Voltaire, connu par un petit groupe de lecteurs fidèles pendant des années, s’est fait connaître du grand public post-11-Septembre, essentiellement au travers des positions de son animateur principal Thierry Messian.
Ces positions, explicitées dans L’Effroyable imposture, un ouvrage repris et commenté sur le site du réseau, proposent que certains des services secrets américains auraient été informés, voire auraient laissé se produire ou auraient contribué aux événements du 11-Septembre. L’idée qui sous-tend cette proposition implique le « complexe militaro-industriel » états-unien, et sa volonté de manipuler les opinions publiques afin de justifier l’intervention militaire en Irak. Il n’entre pas dans le propos de ce billet de discuter du bien-fondé (ou non) de ses idées, mais d’aborder un problème au moins aussi important, celui d’une censure potentielle du site du réseau Voltaire.

Quels sont les éléments qui suggèrent une censure possible ?

Tout d’abord, depuis juin 2008, le site du réseau est inaccessible. De plus, les pages en cache chez Google et les autres moteurs de recherches ont disparu, remplacées par des pages blanches, ou tout simplement inaccessibles [1]. Pas très probant tout cela, compte tenu des problèmes que rencontre parfois l’informatique. Certes. Regardons néanmoins d’un peu plus près.

Tout d’abord, le réseau avait déjà fait l’objet d’attaques informatiques en 2006, qui avait affecté gravement le fonctionnement de leur site. Ces événements s’étaient produits lors de l’offensive israélienne contre le Liban. Selon le quotidien libanais As-Safir, deuxième quotidien libanais proche de la gauche de ce pays, ces attaques auraient été réalisées par une unité de guerre informatique de Tsahal [2], information bien sûr qu’il a été impossible de confirmer.

Deux décrets présidentiels américains (executive orders 13 438 et 13 441) ont récemment rangé au rang de dangereux délinquants les opposants à la politique états-unienne en Irak et au Liban, en leur retirant toutes leurs possessions [3]. Cette disposition a ainsi permis aux autorités américaines de mener des enquêtes sur les collaborateurs du réseau au Moyen-Orient et de bloquer leurs comptes bancaires. Dans un article récent, Thierry Messian indique que « selon nos informations, les autorités états-uniennes faisant jouer les accords de défense mutuelle ont demandé à leurs homologues françaises de prendre des mesures identiques à l’encontre de nos collaborateurs français qui sont déjà interdits d’accès au territoire américain […] Des fonctionnaires français et états-uniens, utilisant abusivement les dispositions légales réprimant le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ont procédé à des enquêtes pour tenter d’identifier nos donateurs réguliers et faire pression sur eux. De plus, des menaces crédibles ont été adressées oralement par des fonctionnaires français et états-uniens à certains de nos rédacteurs » [4].

Si cela est vrai, c’est inquiétant. D’autant plus qu’en juin 2008, Jürgen Cain Külbel, collaborateur du réseau Voltaire et ancien policier est-allemand, a été arrêté et emprisonné à Berlin pour avoir simplement maintenu un lien actif sur son site, vers un article du réseau Voltaire [5]. Jürgen Cain Külbel avait mené enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri. Cette enquête, publiée dans son livre Le Dossier Hariri, remet en cause la version de l’origine syrienne de l’assassinat de ce dirigeant. Elle a influencé les enquêteurs libanais et conduit à l’arrestation d’espions du Mossad impliqués dans des assassinats politiques au Liban [6]. Il ne s’agit pas, là non plus de discuter du bien-fondé de la thèse non syrienne, mais de constater que le réseau avait fourni à cette occasion une information « différente » - et semble-t-il pertinente vues les arrestations - de celle des médias de masse.

Dernier avatar en date, fin juin, il semble effectivement que le site du réseau fasse l’objet d’une censure. Selon mecanopolis [7], le site du réseau Voltaire « n’est plus accessible depuis un certain nombre de pays comme la France, l’Allemagne, […] et […] la Suisse. Cet état de fait est dû au filtrage du net sur le territoire franco-européen. Pour se connecter, il faut désormais passer par un proxy d’une autre nationalité  » (par exemple au travers the cloak [8]). Même dans ces conditions, il semble que la connexion soit aujourd’hui impossible…

Sans nouvelle rapide du réseau Voltaire, il se pourrait bien que nous devions admettre que nous assistons à un cas de censure du net, et au-delà des idées non-conformes à la vision des médias de masse, voire à certaines positions gouvernementales. Si tel est le cas, ce ne sont pas seulement les 2 à 2,5 millions de visiteurs par mois du réseau et les 92 000 abonnés aux listes de diffusion qui seront affectés, mais l’ensemble de la société française… Nous ne serions effet - et dès lors - plus vraiment en démocratie.


Références

[1] Pour le constater, taper « réseau voltaire » dans votre moteur de recherche préféré

[2] Voir :
http://www.labanlieuesexprime.org/article.php3?id_article=1297

[3] On trouvera ces textes en suivant les liens :
http://www.presidency.ucsb.edu/ws/index.php?pid=75570
http://www.presidency.ucsb.edu/ws/index.php?pid=75641

[4] Article indisponible sur le site du réseau, celui-ci étant hors service, mais dupliqué sur :
http://www.alterinfo.net/Le-Reseau-Voltaire-est-en-danger-Il-a-besoin-de-vous- !_a19817.html

[5] La page incriminée s’intitulait « Le journaliste d’investigation face aux manipulations des services secrets », entretien de Jürgen Cain Külbel avec Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 30 juillet 2007.

[6] Voir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%BCrgen_Cain_K%C3%BClbel

[7] L’article n’est plus accessible en direct, mais seulement en cache… Pour combien de temps ? Voir :
http://minilien.com/?RhGVPTiY0g

[8] Pour l’accès :
http://www.the-cloak.com/login.html
Par Ronny 16 juillet 2008 sur Agoravox.fr

Par Doc - Publié dans : Lu sur le Net - Communauté : Culture ignorée par la plupart
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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