Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 22:00

 

L'Australie adapte son agriculture à la sécheresse

En proie à une sécheresse sans précédent depuis 2001, le sud-ouest australien est devenu peu propice aux cultures intensives de céréales et à l'élevage bovin. La raréfaction des ressources en eau a conduit le gouvernement fédéral a mettre en place un système de marchés de droits d'accès qui permet de mieux gérer les réserves en eau tout en encourageant la conversion des agriculteurs à de nouvelles cultures, moins demandeuses d'irrigation.

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« L’Australie est peut être le premier pays à réellement vivre les conséquences du changement climatique. » Kévin Parris, économiste à la direction des échanges et de l’agriculture de l’OCDE, observe la situation hydrique de l’Australie se dégrader mois après mois. Et pour cause : depuis 2001, le continent est en proie à une sécheresse sans précédent.

Le bassin de Murray-Darling s'assèche

 


Triste symbole de cette situation : le bassin de Murray-Darling, région agricole du sud-ouest australien. Cette zone fluviale de la taille de la France a perdu environ 200 km3 d’eau entre 2000 et 2008, d’après une récente étude scientifique franco-australienne. Le débit du fleuve Murray qui la traverse a chuté quant à lui de 80% sur cette même période. Or, avant la sécheresse, le bassin fournissait 40 % des produits agricoles du pays, dont 72% des cultures irriguées nationales, pour un marché annuel de 21 milliards de dollars australiens d’exportations agricoles. Si l'agriculture ne représente que 3 % du PIB australien, elle pèse en revanche plus d'un tiers des exportions nationales. La situation pour les 60 000 exploitants agricoles de la région est donc devenue de plus en plus critique.

En 2006, quand la sécheresse s’est aggravée, le gouvernement fédéral de Canberra a alors proposé un plan radical : les États qui se partageaient le bassin devaient renoncer à sa gestion. L’Australie Méridionale, les Nouvelles Galles du Sud, l’État de Victoria et celui de Queensland ont mis 15 mois à accepter ce plan. Car la gestion des ressources en eau du bassin était devenue trop complexe. Chaque Etat distribuait en effet aux agriculteurs des quotas d'utilisation d'eau pour leurs systèmes de retenues dédiées à l'irrigation. Lorsque les exploitants n'utilisaient pas toute leur eau allouée, ils pouvaient la vendre à un exploitant voisin, via une marché très peu réglementé et variable selon les États.

 


La fin de la sur-allocation des droits en eau et la création d'un nouveau marché

 


L'eau se faisant de plus en plus rare, la distribution de ces droits d'allocation États par État est devenue incohérente. Finalement, la gestion du bassin est donc revenue aux mains de gouvernement fédéral, qui, en contrepartie, a investi 10 milliards de dollars australiens dans le rachat de ces droits d'allocation et dans la rénovation des infrastructures d’irrigation. La création de l’Autorité de gestion du bassin de Murray-Darling, fin 2008, dotée d'un réel pouvoir contraignant, a permis, en outre, au gouvernement de revoir à la baisse les permis d'irriguer dans chaque État. Le véritable enjeu auquel doit faire face le gouvernement est donc la surpression des sur-allocations. Ces droits d’accès à l’eau de plus de 5 000 Giga Litres (GL) annuels étaient en effet indexés sur une capacité hydraulique du bassin devenue obsolète. Octroyés aux habitants quand le fleuve Murray jouissait d’un débit de 8 900 GL par an, ils n'ont aujourd'hui plus de légitimité, ce débit ayant chuté à 1600 GL annuels. D'ici à 2030, les agriculteurs du bassin pourraient ainsi se voir privés de la totalité de leurs allocations en eau 80 % du temps. Une décision qui a déjà porté ses fruits : la quantité d'eau irriguée a déjà été divisée par deux. D'après Kévin Parris, « En 1990, le taux moyen d’irrigation était de 9ML/ha d’eau, en 2005, il était tombé à 4ML/ha ! Pour l’heure, c’est le seul pays membre de l’OCDE a avoir réalisé cette économie. Les autres pays ont réduit la part d’eau consacrée à l’irrigation de 15 % maximum. Et si 50% de l'eau utilisée pour l'irrigation a été économisée, la quantité globale de production n'a pas diminué ! »

Cette diminution drastique est évidemment due en grande partie aux conséquences naturelles de la sécheresse. Mais pas seulement : l’amélioration de l'efficacité des équipements, et surtout, la nouvelle politique menée par le gouvernement fédéral ont un véritable impact. Cette dernière passe par deux leviers : une augmentation du prix de l’eau (qui devrait globalement doubler dans les dix prochaines années), et surtout, la création d’un marché d’échanges de droits d’accès à l’eau, depuis le début des années 2000. Ce marché a été rendu possible par une évolution réglementaire déterminante : les droits d'accès à l’eau ont été dissociés des titres de propriété foncière, afin d'en faciliter le libre négoce.

Changer de cultures

Grâce à ce nouveau mécanisme, de nombreux exploitants ont pu cultiver des produits comme la vigne, moins gourmands en eau que le maïs ou le riz, et revendre l’eau inutilisée aux collectivités ou aux agriculteurs voisins, le tout dans un système géré à l'échelle des bassins. Ceci explique le maintien de la production totale. De sorte qu'aujourd'hui, la diversification des cultures est perçue comme la condition sine qua non de survie des exploitants agricoles. Notamment par les ONG environnementales, pour qui la politique nationale ne suffira pas à résoudre une crise de cette ampleur. Dorénavant, le coton, les céréales, le bœuf ou le riz ne sont plus des cultures viables dans ce pays devenu sec. Kévin Parris rappelle qu'« au début les agriculteurs étaient un peu récalcitrants, mais devant l’ampleur de la sécheresse et de la pénurie d’eau, ils ont finalement joué le jeu. » L'État soutient les reconversions à hauteur de 10% du coût de l'eau, et investit dans de nouvelles infrastructures sur tout le territoire. « Mais le gouvernement préfère miser sur cette nouvelle politique tarifaire plutôt que d'investir dans de grands projets coûteux. L'efficacité est plus rapide, et les dépenses moins lourdes».

Novethic MSN Chaine Verte par Anne Farthouat 18/08/2009

Par Doc - Publié dans : Environnement - Communauté : Sauvegarder notre planète
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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