Partager l'article ! Air France: Lowcost classes Affaires baptisé "Premium Eco": Air France, un petit air de low-cost Air F ...
Forêt de Haguenau
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Air France s'en défend vivement :
«Non, nous ne copions pas les compagnies low-cost !» La preuve, «le premier bagage sera toujours gratuit». Un autre signe : «On va continuer d'offrir la collation.» Et encore : «Nous allons
conserver une large sélection de journaux.» En dévoilant hier sa future offre sur l'Europe - elle entrera en vigueur le 1er janvier pour des vols à partir
d'avril -, Air France a voulu rassurer. La compagnie va continuer de traiter ses clients avec un minimum d'égards. Pas comme ce mal élevé de Michael O'Leary, le patron de Ryanair, qui après avoir envisagé de faire payer les toilettes, a demandé à Boeing de lui étudier un appareil où ses passagers pourront voyager debout.
Champagne. Air France a surtout mal à sa clientèle d’affaires.
Désertant l’avant de l’appareil, elle s’est rabattue vers les sièges du fond. D’où la création d’une nouvelle classe affaires où l’on a pensé à la clientèle qui n’a plus le sou :
baptisée Premium Eco, ses tarifs seront plus doux. Certes, les passagers seront plus serrés qu’en Premium
Affaires, mais ils auront droit au même service à bord - exit toutefois champagne ou jus d’orange d’accueil, supprimés pour tout le monde -, et surtout, ils seront séparés du tout-venant,
entassé dans la cabine Voyageur, par un rideau.
Dans la foulée, Air France invente de nouvelles prestations, payantes. Comme cette taxe de 10 euros
qui va permettre de tenir au chaud une réservation pendant dix jours. Ou cette faculté de changer de vol ou même de destination
(50 euros par tronçon, sauf promo). Tandis que le second bagage sera facturé d’autorité 50 euros (hors Premium). Mais, jure-t-on
chez Air France, il n’est pas question de supprimer les
comptoirs d’enregistrement - Ryanair les a fermés depuis le 1er octobre. Juste d’expédier d’autorité aux passagers leur carte
d’embarquement par mail.
Convoler. Ainsi va la recherche des recettes et des (petites) économies. En traquant les coûts d’un côté et en baissant ses prix de l’autre, la compagnie espère sortir du chaudron. De leur côté, les syndicats, comme la CGT, craignent «de payer les conséquences» de cette façon de loucher sur le low-cost.
Les consœurs d’Air France, British Airways et Iberia, ont imaginé une autre façon de sortir de la crise : convoler. Après un an de
conciliabules, les compagnies britannique et espagnole ont annoncé hier «une fusion entre égaux». Les actionnaires de BA détiendront 55% de la nouvelle entité, ceux d’Iberia 45%. Iberia
venait de dégainer NEO, sa nouvelle offre copiée sur les low-cost, mais revendiquée tout haut.
Libération par Catherine Maussion
14/11/2009